‹ Le quatrième évangileChapitre 466 sur 857 · Cf. VI, 35 et suiv., (( le pain do vie » ; supr. p · texte numérisé non relu

Cf. VI, 35 et suiv., (( le pain do vie » ; supr. p

LE TÉMOIGNAGE DU PÈBE

la lumière des hommes ^ » ; il dit maintenant que la lumière est la vie. Lumière et vie ne sont pas autre chose que la communication réelle de Dieu aux hommes par le Verbe incarné. La lumière donne la vie parce qu'elle est la vie et qu'elle en procède. Dans le Christ, la notion de vie paraît antécédente à celle de lumière - ; ayant en lui la plénitude de l'esprit divin, il a aussi la plénitude de la vie, (( il a la vie en lui ^ » ; la manifestation de cette vie est lumière pour les hommes, et cette lumière leur communique la vie.

Les pharisiens protestent contre cette déclaration. Etant donné le contexte, il ne s'agit pas de pharisiens quelconques, présents dans l'auditoire ^, mais de ceux qui, tout à l'heure, argumentaient dans le sanhédrin contre les satellites ^. Ils n'attaquent pas le contenu du discours, dont ils n'ont pas dû saisir toute la signification; mais ils ont compris du moins que Jésus s'attribue des prérogatives extraordinaires, et ils récusent sa parole en lui reprochant de se recommander lui-même, ce qui est contraire à un principe de droit mosaïque allégué par le Sauveur dans une autre occasion ^\ Tandis que, plus haut, Jésus se défendait de se rendre témoignage k lui-même, il affirme ici qu'il en a le droit. La contradiction n'est qu'apparente : dans le premier cas, il déclare que son témoignage serait nul si ce n'était pas le témoignage de Dieu en lui; maintenant il affirme que ce témoignage est recevable, parce qu'il est unique en son genre et associé d'ailleurs à celui de Dieu, ce qui fait deux témoins, le nombre requis par la Loi pour la validité d'une déposition. Le principe que font valoir les pharisiens n'a pas d'application au Christ, parce qu'il sait « d'où il vient et où il va » ; il sait qu'il vient du Père et qu'il y retourne; pleinement instruit de son origine et de sa destinée, il peut parler de ce qu'il est. Son cas n'est celui d'aucun témoin humain ; ni l'objet du témoignage ni le témoin n'ont leur analogue dans les débats judiciaires. Seul sur la terre, Jésus se connaît et peut parler de lui-même avec compétence. Ses interlocuteurs, quelles que soient leurs prétentions à cet égard, ne savent ni d'où il vient ni où il va. Il parle de son

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