‹ Le quatrième évangileChapitre 475 sur 857 · IIOLÏZMANM · texte numérisé non relu

IIOLÏZMANM

5. V. 23. u[j.£Ïç £x T(ï)v /.àxto èfJTÉ, lycL) ix Twv avo) eî[j.i. Cf. m, 31 ; sup?\ p. 339.

LE TÉMOIGNAGE DU PÈRE

monde, leur obtient le pardon de leurs péchés, les unit au Christ et les associe à l'espérance de sa g-loire ; les Juifs mourront (( dans leurs péchés », faute de croire que Jésus est d'en haut, parce que cette foi seule pourrait les sauver. La distinction de ceux « d'en haut » et de ceux « d'en bas » ne partage pas les hommes en deux catégories différentes par leur nature, mais elle suppose une différence morale qui équivaut presque à une différence spécifique, et deux catégories de prédestinés qui sont presque deux sortes d'hommes. Voués à toutes les horreurs de la destruction nationale et de la damnation, les Juifs qui pensent tourner le Christ en dérision sont eux-mêmes tragiquement ridicules.

Mais ils n'en ont pas conscience, et comme Jésus leur a reproché de ne pas croire en lui sur sa parole, ils répondent avec la même impertinence ironique et méprisante, qui suppose toujours l'inintelligence de ce qu'on vient de leur dire : « Qui es-tu? » La déclaration du Sauveur: a Si vous ne croyez pas que je suis ^ », est à compléter par ce qui précède : « Si vous ne croyez pas que je suis ce que je viens de vous dire », ou « que je suis d'en haut », non pas « que je suis le Messie - », car cette idée n'est pas suggérée par le contexte, au moins directement, ni « que je suis celui qui est », bien qu'il y ait dans cette formule et dans la répétition qui en sera faite un peu plus loin une emphase réfléchie, analogue aux passages de l'Ancien Testament où lahvé afRrme l'unité transcendante de son être Jésus est le grand et unique envoyé d'en haut. A la question des Juifs : « Qui es-tu ? » le Christ répond, comme dans tous les cas semblables, par une déclaration qui est une fin de non recevoir en même temps qu'une explication de la difficulté qui a provoqué la question. L'espèce d'impatience qu'il manifeste ne prouve pas que ses interlocuteurs aient eu une intention malveillante, cherchant à obtenir un aveu de sa qualité messianique pour le dénoncer^. Rien dans le récit johannique n'accuse une telle préoccupation, qui est plutôt dans l'esprit des Synoptiques

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