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5. X, 24, que l'on cite à l'appui de la précédente hyjiothcse, n'est pas non plus une interrogation captieuse au sens de la Synopse.
On a traduit diversement la réponse du Sauveur K La traduction: (( Je suis le principe, moi qui vous parle », peut se fonder sur la Vulg-ate mais elle n'est pas à discuter en regard du grec ; bien qu'on ait pu la trouver sublime, elle n'aurait guère de sens dans la bouche du Christ johannique. La phrase commence par une sorte de locution adverbiale et se continue par une proposition qui peut être affirmative ou interrog^tive : « Pour commencer, ce dont je vous parle » ; ou « de quoi », ou « pourquoi vous parlé-je ? » Il est évident que la locution adverbiale et la proposition, sous ses deux formes, sont encore suceptibles de plusieurs interprétations. On ne peut pas traduire : (( Premièrement, ce que je vous dis », ni : « ce que je vous dis depuis le commencement », parce que le verbe grec ne signifie pas proprement « dire » mais « parler » ^ ; on aurait une réponse directe, contrairement à Fhabitude du quatrième Evangile, et cette réponse n'en serait pas une. De très savants commentateurs, supposant que la phrase contient une interrogation, l'interprètent ainsi : « D'abord, pourquoi vous parlé-je encore ? » Jésus ferait entendre qu'il perd son temps et menacerait de rompre l'entretien, sauf à le continuer malgré tout, parce que le véritable auditoire du Christ johannique est le monde et non les Juifs ^. Cette interprétation est très soutenable. Mais peut-être la liaison avec ce qui suit n'est-elle pas assez naturelle. La logique du discours paraît mieux gardée, si on lit : « D'abord de quoi aussi vous parléje ? » c'est-à-dire: <( Qu'ai-je fait autre chose depuis le commencement que vous entretenir de ce que je suis? » La déclaration vise,