‹ Le quatrième évangileChapitre 477 sur 857 · ScHANz · texte numérisé non relu

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4. HoLTZMANN, 132. La traduction : « Et d'abord, qu'est-ce que je vous dis ? », pour signifier : a Posez-vous avant tout, cette autre question : de qui je tiens ma doctrine » (Condamin, Revue biblique, 1899, p. 412), est par trop subtile et chercliée.

Tj. Cf. Gen. xli, 21 ; xliii, 17, 19 ; 1 an. ix, 21, dans les Septante, et Dan. VIII, 1, dans Théodotion. Dans tous ces passages, la locution t7]v apyrjv signifie (( pour commencer, dès l'abord, la première fois ». On peut se demander si la relation de temps n'est pas à maintenir de préférence à la relation logique admise dans les traductions des commentateurs modernes, et si le sens ne serait pas : « Au commencement », dès l'abord, de quoi vous ai-je entretenu, et" de f{uoi vous parlé-je encore » maintenant, si ce n'est de ma mission, de ce que je suis ?

LE TÉMOIGNAGE DU PÈRE

au fond, la Parole qui était dès le commencement La fonction du Verbe-Christ est de parler de Dieu, de le révéler aux hommes. Depuis le commencement de son ministère, il s'est appliqué à parler, rendant témoignage à la vérité qui est en lui, qui est lui-même. Depuis le commencement , de toute éternité, qu'est-il sinon la Parole, et en disant maintenant qu'il parle ^ ne dit-il pas ce qu'il esfl Certes, Jésus aurait beaucoup de choses à dire sur le compte des Juifs et plus d'un jugement sévère à porter ; mais ce n'est pas de juger qu'il s'agit pour le moment. L'envoyé fidèle à sa mission ne peut dire que ce dont il est chargé; venant de la part d'une autorité véridique, Jésus rend témoignage à la vérité qui lui est recommandée ; cette vérité, c'est que Jésus lui-même est l'envoyé de Dieu pour le salut du monde

Il ne serait pas trop étonnant que les Juifs n'eussent pas compris cette réponse; mais l'évangéliste observe qu'ils ne comprirent pas que Jésus, en parlant de celui qui l'avait envoyé, désignait le Père, c'est-k-dire Dieu ^. Les Juifs n'ont pu manquer de comprendre que celui qui envoie Jésus est le même qu'il appelle son Père, mais, comme on l'a déjà dit plus haut, ils ne savent pas qui est ce Père; ils ne savent pas que ce Père est Dieu. Le discours qui suit correspond à cette remarque de l'auteur : on doit supposer que le Christ, en présence d'un tel aveuglement, indique, pour l'avenir, une sorte de signe ^ qui prouvera la vérité de sa parole. (( Lorsque vous aurez exhaussé le Fils de l'homme », lorsque vous Taurez élevé en croix, <( alors vous saurez que je suis » ce que je vous ai dit, que je suis d'en haut, « que je ne fais rien de moi-même, mais que », pour ce qui est, en particulier, de mes déclarations verbales, « je parle selon que le Père m'a enseigné » ; du reste, dans l'accomplissement de ma mission, je ne suis pas séparé de celui qui me l'a confiée, et je n'agis pas indépendamment de lui ; « celui qui m'a envoj^é est avec moi », agissant par moi; « il ne me laisse pas seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît ».

1. Grill, 17, admet ce sens comme direct, et il traduit : « Depuis le commencement, (je suis) ce que je vous dis. »

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