Hkbh. m
4. V. 38. a iyfl) âtopaxa 7:apà toj TcaTpî. Xa\ù\' xai 6[j.£Ï; ojv a Tj/.ojaaTe (nD, mss. lat. lojpàxaxe) Trapà xoij :raTpô; ;:oi£Ït£. Plusieurs anciens témoins lisent « mon Père » et « votre père », conformément au sens; mais il n'est pas nécessaire pour l'antithèse que les pronoms soient exprimés, et peut-être vaut-il mieux pour la symbolique mystérieuse du discours qu'ils ne le soient pas.
E^FA^'TS d'abbaiiam et enfants du diable
d'Israël, mais un autre que Jésus désigne ici à mot couvert et qu'il ne tardera pas à appeler par son nom, le diable. On ne s'attendait pas à voir attribuer de tels projets à des gens qui viennent d'être présentés comme convertis et croyants. Cette invraisemblance du récit disparaît si l'on admet que Jean, dans ce chapitre, sous l'apparence d'un cas particulier, instruit le procès du judaïsme hiérosoljmitain, et même, indirectement, celui du judaïsme en général, y compris le judéochristianisme intransigeant. La conversion signalée au début de ce paragraphe est une péripétie figurative qui n'empêche pas le judaïsme de persévérer dans sa haine contre Jésus et contre le christianisme. Dans la suite du discours ^, les convertis du judaïsme deviendront simplement « les Juifs ». La parole de Jésus ne prend pas sur eux ~, littéralement^ « n'a pas d'accès )j ou « ne progresse pas, ne réussit pas ^ » en eux : si la conversion est déjà oubliée, on peut s'arrêter au premier sens; si elle ne l'est pas, le second peut sembler préférable. Mais elle paraît plutôt oubliée ; car le reproche que Jésus fait aux Juifs ne semble pas conçu en vue de la rechute prochaine, mais en vue de leurs dispositions actuelles. Les Juifs sont comme une masse d'incrédulité où la parole de Jésus n'entre pas réellement, où elle est comme frappée d'impuissance. Le Christ enseigne ce qu'il a vu éternellement près du Père céleste, et ce que, sans doute, il ne cesse pas de voir, à raison de l'union intime où il continue de vivre avec lui ^. Les Juifs^ de leur côté, font habituellement ce que leur suggère un autre père, qui a le goût du meurtre.
Si peu intelligents qu'on les suppose, les interlocuteui s de Jésus comprennent que le j^ère qui leur est attribué n'est ni leur ancêtre Abraham, ni le Dieu d'Israël. Ils se réclament d'abord du premier : « C'est Abraham, disent-ils, qui est notre père. » Et Jésus de contester, au sens spirituel du mot, cette filiation que les Juifs alïirment au sens naturel : « Si vous êtes enfants d'Abraham, faites les œuvres d'Abraham », imitez la foi de votre père ^. Mais c'est