‹ Le quatrième évangileChapitre 488 sur 857 · Cf. I Jean, m · texte numérisé non relu

Cf. I Jean, m

4. -/.ai là; i-Ki(h[x[aç. xou Tiaipo; u[jl(T)v OiXsTî Tioteiv. Ce qui ne signifie pas : « Vous faites librement », mais : « Vous êtes en volonté, en disposition d'exécuter les désirs de votre père ».

EiXFAM'S d'aBRAHAM ET ENFANTS DU DIABLE

ment, et il ne s'est jamais attaché à la vérité, n'ayant aucune affinité avec elle; ce qui lui est connaturel, c'est le mensong-e ; là est son inclination, son aptitude et son exercice favori ; c'est pourquoi il est menteur et père du mensonge; père de tous les menteurs, il est comme un Verbe de mensonge opposé au Verbe de vérité.

Il semblerait que, dans l'Évang-ile johannique, le règne du diable est principalement d'ordre moral ; ses possédés sont les incrédules et les pécheurs ; il sera comme incarné dans Judas. On le dit tueur d'hommes depuis qu'il y en a. Est-ce une allusion à la tentation d'Eve et à la désobéissance qui, d'après le livre de la Sagesse ^ et saint Paul a introduit la mort dans le monde, ou bien au meurtre d'Abel? Le meurtre d'Abel n'est pas présenté dans l'Ancien Testament comme une œuvre du diable; mais l'auteur a pu le concevoir ainsi, et la comparaison de la première Epître johannique ^ porte à croire qu'il l'a réellement conçu de la sorte. Au contraire, il n'est pas autrement établi que la mort ait été regardée par lui comme résultant de l'intervention diabolique. Peut-être vaut-il mieux admettre qu'il est fait allusion à la fois au rôle du serpent dans le récit de la désobéissance, et au meurtre d'Abel. Etant donné que Jean connaît les Epîtres de Paul, il peut très bien opposer le diable homicide au Christ vivifiant, et concevoir le diable comme auteur de la mort universelle, selon la théorie paulinienne de la mort et du péché; Satan n'en est pas moins auteur du meurtre d'Abel par Gain, comme il sera par Judas auteur de la mort du Christ. Cette conception n'est pas hellénique; elle aurait plutôt quelque affinité avec le dualisme persan. Mais on ne peut pas dire qu'elle soit en contradiction avec la doctrine johannique du Verbe, ni que l'évangéliste ait subi en ce point, comme malgré lui, l'influence de la tradition^. Ce n'est pas la tradition synoptique ni la tradition paulinienne qui lui ont fourni cette idée du diable, et il l'a développée parallèlement à sa doctrine du ^^erbe. Le diable johannique est sans le moindre rapport avec le Logos de Philon, mais il n'est pas sans rapport avec le Verbe-Christ, car il est proprement l'Antéchrist. La notion du mal, dans le quatrième Evangile,

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