‹ Le quatrième évangileChapitre 50 sur 857 · Matth. xxni, 37; Luc, xiii · texte numérisé non relu

Matth. xxni, 37; Luc, xiii

3. HoLTZMANN, 448, allègue Gal. iv, 25. Zaiin, Einleilung^ II, 445, conteste ce rapprochement, en observant que Jérusalem, dans le contexte de Luc, est opposée au reste du pays, et que, dans les deux Évangiles, elle est identifiée à sa population ; il objecte aussi l'usag-e de l'Ancien Testament. Le passage, il est vrai, ne peut pas s'entendre naturellement des efl'orts tentés par Jésus pour la conversion des Galiléens, qui seraient censés enfants de Jérusalem en tant que Juifs. C'est bien ainsi pourtant que Luc paraît l'avoir compris. Toutes les objections tombent s'il s'agit, pour Luc et pour Matthieu, d'une citation empruntée, et qui est moins bien amenée dans le troisième Evangile que dans le premier. Ni dans l'un ni dans l'autre, Jérusalem n'est le symbole du judaïsme, et, de ce chef, le rapprochement avec Gal. iv, 25, est contestable ; mais elle est conçue néanmoins comme la métropole juive, dont tous les Juifs sont en quelque façon citoyens, et, par ce côté, le rapprochement a sa raison d'être.

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