‹ Le quatrième évangileChapitre 507 sur 857 · ScuANz · texte numérisé non relu

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vois. » 26. Alors ils lui dirent : « Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Gomment t'at-il ouvert les yeux ? » 27. Il leur répondit : « Je vous l'ai déjà dit, et vous n'avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous l'entendre encore? Voulezvous aussi devenir ses disciples? » 28. Ils l'injurièrent et dirent : <( Sois son disciple, toi ; nous, nous sommes disciples de Moïse. 29. Nous savons, nous, que Dieu a parlé à Moïse, mais celui-là, nous ne savons d'oùil est. » 30. L'homme répondit et leur dit : « C'est vraiment chose étonnante que vous ne savez pas d'où il vient, et qu'il m'ait ouvert les yeux. 31. Nous savons que Dieu n'exauce pas les pécheurs; mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, il l'exauce. 32. Jamais on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né. 33. Si cet (homme) n'était pas de Dieu, il n'aurait pu rien faire. » 34. Ils lui répondirent et lui dirent : u Tu es né tout entier dans les péchés, et tu veux nous instruire ! » Et ils le jetèrent dehors.

Les Juifs ne croyaient pas au miracle avant d'avoir entendu les parents de l'aveug-le, ils n'y croient pas davantage après. Bien que l'évangéliste ne le dise pas positivement, ils ferment les yeux à l'évidence : le miracle n'a pas dû se faire; donc il ne s est pas fait. Et ils risquent une dernière tentative, à la fois logique et insensée, pour que l'aveugle lui-même désavoue le miracle. On l'avait sans doute congédié avec ses parents, pour délibérer sur la déposition de ceux-ci ^ ; on le rappelle et on l'adjure solennellement de dire la vérité, c'est-à-dire, au fond, de modifier son témoignage selon le désir de ceux qui l'interrogent, en avouant que Jésus, au lieu d'être un homme de Dieu, comme il l'a déclaré d'abord, est un homme de péché, contempteur de la Loi, et que le miracle n'a pas eu lieu. La formule d'adjuration : « Rends gloire à Dieu! » laisse entendre qu'on n'a pas encore entendu la vérité, qu'on craint de ne pas l'avoir Ce sont des juges qui réclament la vérité sous serment, et qui, en même temps, feignent de la connaître, dictant à Laccusé l'aveu, au témoin la déposition qu'ils veulent entendre. Il en était de même dans les procès des chrétiens : on voulait leur arracher l'aveu de crimes qui n'existaient pas. Dans le cas présent, l'autorité religieuse est associée au pouvoir juridique. Les membres du sanhédrin n'hésitent pas à mettre en avant leur qualité de chefs

1 . A moins que le narrateur n'aitoublié que l'aveugle était censé avoir assisté à l'intorroga Loire de ses parents.

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