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5. Comparer la promptitude de certaines conversions dans les Actes (notamment XIX, 1-7).
simple hommage de respect et de reconnaissance. Car le sens du texte va plus loin que la lettre K
Si la question posée a quelque chose d'imprévu, c'est qu'elle correspond à l'interrogation qui dès l'origine a précédé la collation du baptême ^. L'économie du récit amène la profession de foi après l'a-' blution qui figure le rite baptismal, et il n'y a aucun argument à tirer de là contre l'interprétation symbolique de l'ensemble. L'évangéliste, ayant en vue le baptême, en envisage les différents aspects, sans égard au rapport liturgique de la profession de foi et de la collation du sacrement.
Pour finir ^, Jésus résume en quelques mots la leçon qui se dégage de tout le récit. On a déjà vu plus haut comment il se fait que, n'étant pas venu pour juger, il exerce néanmoins un jugement ^. La même idée est ramenée en cet endroit sous forme affirmative et comme donnant le mot de ce qui vient de se passer. Jésus est venu en ce mondée pour un jugement, non pour un simple discernement des bons et des méchants, mais pour procurer aux premiers la'vie éternelle, pour jeter les autres dans un incurable endurcissement, et pour accomplir en tout cela les volontés du Père. Il est venu « pour que ceux qui ne voient point voient et pour que ceux qui voient deviennent aveugles ». C'est cela évidemment que signifie le récit qu'on vient de lire : un aveugle qui ligure l'humanité convertie au christianisme, sortant de ses ténèbres séculaires pour arriver à la lumière, est devenu voyant par la puissance du Christ, tandis que les représentants du judaïsme, tout fiers de leur science, et qui avaient possédé jusque-là parmi eux le dépôt de la vérité révélée, ont été frappés de cécité en devenant incrédules à celui que Dieu leur avait envoyé. Cette déclaration, tout comme les paroles que Jésus a prononcées avant de guérir l'aveugle, prouvent que le récit tout entier est symbolique, et elles n'auraient aucun sens s'il ne Tétait pas. Si l'aveugle ne représentait pas le monde converti, si les Juifs qui l'ont excommunié ne représentaient pas le judaïsme incrédule et
1. On peut même soutenir qu'il s'agit cradoration divine au sens littéral, en se fondant sur Tusage de la langue joliannique. Cf. iv, 22; xii, 20; Ap. iv, dO; VII, i 1 .