‹ Le quatrième évangileChapitre 519 sur 857 · apoi[j.ia. (îf. suj}i\ pp · texte numérisé non relu

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LE RON PASTEL' R

nom, comme dans Théocrite^, et le berger les appelle par ce nom ; elles ne connaissent que lui. Tout cela est parfait de couleur locale -. Mais s'il faut renoncer à identifier le portier 3, à trouver un sens particulier à tous les actes du berger, il n'en est pas moins vrai que le troupeau n'est pas autre chose que la société des enfants de Dieu ; que les voleurs et les brigands sont une seule et même catégorie de personnes, celle des faux guides qui ont voulu et qui veulent encore conduire le peuple juif et le monde, sans avoir reçu mission pour cela ; qu'ils sont, en cet endroit, qualifiés de voleurs et de brigands, moins pour le mal qu'ils font au troupeau que pour vouloir le diriger sans y être appelés; enfin que le vrai pasteur, celui qui rentre par la porte dans la bergerie, est le Christ, le pasteur que le Père a envoyé, et que les brebis, les hommes qui sont de Dieu, s'empressent d'écouter. En reprenant son discours, Jésus dira qu'il est lui-même la porte; mais c'est que l'allégorie n'est pas bien soutenue ; dans ces premières considérations sur le vrai pasteur et les faux,, la porte est la mission du Père céleste. Jésus est envoyé de Dieu. Ses adversaires ne le sont pas.

X, 6. Jésus leur dit cette parabole, mais il ne comprirent pas de quoi il leur parlait. 7. Jésus donc dit encore : « En vérité, en vérité je vous (le) dis, je suis la porte des brebis. 8. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés. 9. Je suis la porte : si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera €t sortira, et il trouvera un pâturag'e. 10. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Je suis venu pour que (les brebis) aient vie et Talent abondamment. 11. Je suis le bon pasteur; le bon pasteur donne sa vie pour les brebis. 12, Le mercenaire, qui n'est point pasteur, (et) à qui les brebis n'appartiennent pas, s'il voit venir le loup, abandonne les brebis et s'enfuit, — et le loup les ravit et les disperse, — 13. parce que c'est un mercenaire et qu'il ne se soucie pas des brebis. 14. Je suis le bonpasleur; je connais mes brebis et elles me connaissent, de même que le Père me-

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