Ss. omet, à la fin du v. 0, tîva 7)v a èXàXei aÙToT
2, V. 7. Eyf/) £'!|j.t fj Oupa t(ov ripo^aioiv.
'.i. « Id est pcr quod oves ingiodi oportet, si salvae esse velint. » Maldonat, 11,755.
LE BON PASTEUR
leur côté, les voleurs et les brig-ands, c'est-à-dire les faux berg"ers, étaient tels tout à Theure parce qu'ils n'avaient pas passé par la porte; maintenant c'est parce qu'ils pillent et détruisent le troupeau. Le second discours de Jésus n'est pas une explication de l'allégorie proposée d'abord, mais un nouveau développement sur le même thème, où les mots saillants de l'allégorie ne gardent pas tout à fait leur signification première.
Le Christ est pour les brebis l'unique porte du salut. 11 n'est pas question, pour le moment, d'autres pasteurs que lui-même, et ceux qu'il associera à son ministère ne sont, par rapport à lui, que de simples brebis. « Tous ceux qui sont venus avant moi, dit-il, sont des voleurs et des brigands ' ; mais les brebis ne les ont point écoutés. » Si l'on en juge par les variantes du texte ~, cette déclaration a embarrassé les anciens interprètes. Mais Jésus n'a certainement pas voulu ranger Moïse et les prophètes parmi les voleurs et les brigands. Moïse a écrit de lui ; Abraham a vu son jour ^; Isaïe aussi a vu sa gloire ; les prophètes sont venus pour lui, sinon par lui; ils étaient envoyés de Dieu pour lui préparer les voies ; ils ne sont pas venus d'eux-mêmes avant lui. Ceux que Jésus qualifie si sévèrement sont surtout les docteurs juifs de son temps, qui avaient assumé la direction du peuple avant que lui-même inaugurât son ministère. Ils « sont » actuellement <( voleurs et brigands ». Il faut comprendre toutefois parmi ceux qui sont venus avant Jésus tous les représentants anciens du judaïsme pharisaïque, tous ceux qui ont préparé l'aveuglement du peuple juif à l'égard du Verbe incarné, Moïse et les prophètes étant censés avoir travaillé pour lui, avoir vécu de lui; mais il n'y a pas lieu de songer particulièrement aux faux prophètes de l'ancien temps ^\ ni à de faux messies dans les temps plus rapprochés Un seul pasteur existe, dont les fidèles de toutes les époques, y compris les saints de l'Ancien Testament, sont
1. V. 8. ::âvTS; oaot t^XÔov Tzpo i[xo\j /XÉriai siaiv xai Xr^rsTai.
2. Ss. et beaucoup d'autres anciens témoins, mss., Pères, versions, omettent les mots : « avant moi » (ABDL etc.), ce ({ni n'aboutit ({u'à rendre la {)hrase trop vague et n'écarte pas toute dilTiculté.