Ap. XII, 6, 14 ; cf. XI, 2-3, 9, 11 ; xiii
3. Il, 20-21. On rapporte généralement les quarante-six ans aux constructions d'IIérode; mais une pareille allusion, de la part de l'évangéliste, est très invraisemblable. Pour l'explication de ce passage, voir le commentaire.
4. VIII, 57. Il semble que l'évangéliste ait conçu l'âge du Christ comme étant (figurativement) de sept semaines d'années (d'après Dan. ix, 25?); à la première pâque Jésus avait quarante-six ans (ce que signifierait ii, 31) ; la cinquantième année, l'année jubilaire, coïnciderait avec la gloire du Sauveur ressuscité. Cf. .SM/>/'. j). 13, n. 1.
INTRODUCTION
14 nisan, la veille de la pâque, peu d'heures avant que les Juifs mangent l'agneau. Les essais de conciliation, pour ramener les Synoptiques à la date johannique, ou Jean à la date synoptique, échouent devant la claire simplicité des textes ^ Il faut choisir entre les deux. Si Jean n'affiche pas la contradiction avec les Synoptiques, c'est pour le motif qui a déjà été indiqué, à savoir, qu'il ne s'agit pas pour lui de rectification historique mais d'interprétation symbolique. Les objections que l'on a coutume de produire contre la date du 15 nisan ne confirment pas la date du 14, mais tendraient plutôt à favoriser l'hypothèse des critiques les plus hardis, qui contestent à la fois la date du 14 et celle du 15, et qui mettent la passion un vendredi quelconque^ dans les jours qui ont précédé ou suivi la semaine pascale.
On dit ^, par exemple, que le sanhédrin^ d'après les Synoptiques eux-mêmes, n'avait pas l'intention de faire arrêter Jésus pendant la pâque ^; qu'il était défendu de porter des armes pendant la fête, et qu'on en voit non seulement aux mains des satellites du sanhédrin mais encore aux mains des disciples ^ ; que le sanhédrin n'aurait pas pu siéger le premier jour de la pâque ; que Simon le Cyrénéen revenait de la campagne ^, c'est-à-dire de son travail, d'où il suit que le vendredi de la passion n'était pas un jour de fête; qu'un tel jour n'aurait pas pu être appelé simplement « préparation ^ », et que si le vendredi de la passion n'avait pas été un jour ordinaire, Joseph d'Arimathie n'aurait pu
1. On peut voir dans Zahn, II, 523, la critique des plus récentes hypothèses pour écarter la date synoptique : l'hypothèse de Chwolson (Das letzte Passamahl Çhristi, 1892), qui conteste gratuitement que le 14 nisan ait été le premier jour des Azymes, et qui suppose non moins gratuitement que Jésus et les pharisiens auraient mangé la pâque le 13, tandis que les sadducéens la mangeaient le 14 ; et celle de Lightenstein [Schr. d. Instit. Jiid. zu Leipzig nr. 43, p. 24-29), qui admet la même variété d'observance entre Jésus et les sadducéens, en l'expliquant autrement. Zahn lui-même (p. 523-526) s'efforce de prouver que Jean dit la même chose que les Synoptiques. Voir le commentaire de Jean, xiii, 1 ; xvin, 28; xix, 31.