NoLimnienL v, 17-47; vu, 14-36; vni
A LA FÊTE DE LA DÉDICACE. LE FILS DE DIEU
pas foi à sa parole ; mais comme il accomplit ces œuvres, qu'il est pour les hommes la lumière et la vie, lors même qu'on n'accepterait pas sa parole pour elle-même, on devrait se rendre au témoignage des œuvres, c'est-à-dire accepter la parole qui est garantie par les œuvres, et reconnaître que le Père est dans le Fils, le Fils dans le Père. Ainsi est proclamée de nouveau, en même temps qu'expliquée, l'unité du Père et du Fils. Ce sont les œuvres accomplies par Jésus qui prouvent que le Père est en lui, et lui dans le Père. Le Père est en lui comme dans son unique organe, et il est dans le Père par le mouvement de sa volonté, comme en celui qui lui donne toute force pour agir, et en qui il vit comme dans son élément ^. Tel est le rapport du Verbe incarné avec le Père céleste, et le prototype de l'union qui doit exister entre le Christ et ses fidèles. Les notions théologiques de consubstantialité, de circumincession n'y sont pas exprimées et en sont l'interprétation métaphysique.
X, 39. Alors ils cherchèrent de nouveau à s'emparer de lui, et il s'échappa de leurs mains. 40. Et de nouveau il se retira au delà du Jourdain,-à l'endroit où Jean avait baptisé d'abord, et il y resta. 41. Et beaucoup venaient à lui et disaient : « Jean n'a fait aucun miracle; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » 42. Et il y en eut là plusieurs qui crurent en lui.
Les Juifs ne voient dans ce discours que la répétition du blasphème, qu'ils voulaient punir en lapidant son auteur. Cette fois ils veulent mettre la main sur lui, non pas sans doute pour suppléer à l'échec de la lapidation ~, puisqu'ils doivent avoir encore les pierres à leur portée, mais parce que c'est l'idée qui leur vient maintenant, ou plutôt parce que l'écrivain tient à varier ses formules ^. Ces perpétuelles tentatives d'arrestation qui n'aboutissent jamais n'en introduisent pas moins une certaine monotonie dans le récit. Comme le Christ est censé auprès de ses interlocuteurs, il est dit qu'on veut le prendre, et non qu on envoie des gens pour le saisir. 11 n'est pas nécessaire de supposer que les magistrats du sanhédrin essaie-