HOLTZMANN, loC. cit
3. Le mot 7:àXiv, s'il est authentique dans le v. 39 (nD l'omettent) se référerait aux cas analogues : vn, 30, 32, 44; viii, 59.
raient eux-mêmes d'arrêter Jésus ^ Les Juifs qui l'entourent sont à la fois le peuple et les magistrats, et il n'y a pas lieu de préciser une indication qui est vague de sa nature. Jésus échappe aux mains qui se tendent pour l'arrêter. Ce n'est pas qu'il se dérobe cette fois à la vue de ses adversaires; mais il s'en va sous leurs yeux sans qu'ils puissent le saisir ; ils sont empêchés de le prendre, comme ils ont été auparavant empêchés de le lapider.
En attendant que son heure arrive, et n'ayant plus rien à faire à Jérusalem, Jésus se retire « au delà du Jourdain, à Tendroit où Jean avait baptisé d'abord », c'est-à-dire à Béthanie ou Bethabara, et il s'y fixe pour quelque temps. L'évangéliste ne s'abstient pas seulement de dire que c'est l'endroit où Jésus fut baptisé par Jean; il évite même de rappeler que c'est l'endroit où le Christ est venu trouver le Baptiste. Jésus s'éloig-ne, afin de revenir pour le grand signe, la résurrection de Lazare. Il n'a pas dû rester longtemps au delà du Jourdain, car les tentatives de meurtre sont encore toutes récentes quand il retourne en Judée et il séjournera quelque temps à Ephraïm entre la résurrection de Lazare et la dernière Pâque. Jésus laisse Lazare, l'humanité souffrante et mourante, dans la Béthanie d'en deçà du Jourdain, pour revenir, en temps voulu, de la Béthanie d'au delà, opérer sa résurrection ^. 11 est assez surprenant que l'auteur ne répète pas ici le nom de l'endroit où Jean baptisait, surtout s'il y attache une signification symbolique ^^
Dans ce pays où avait demeuré le Précurseur, beaucoup de gens crurent en Jésus, s'étant fait ce raisonnement : « Jean n'a opéré aucun miracle », tandis que Jésus en opère beaucoup; « mais tout ce que Jean a dit de lui était vrai » ; Jésus a déjà montré par ses œuvres qu'il était le Messie. L'absence de miracles chez Jean n'est signalée que pour faire ressortir les miracles du Christ, et l'infériorité de Jean par rapport à lui. L'on tient à montrer une dernière fois que Jean n'a existé que pour Jésus, à qui seul