‹ Le quatrième évangileChapitre 569 sur 857 · ScHANz · texte numérisé non relu

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LE Ql A'I ISIÈME ÉVANGILE

vérité. Ici, comme en d'autres endroits ^ l'auteur cède à son goût pour le symbolisme. Il est bon de noter que sa notion de la prophétie ne suppose pas nécessairement chez celui qui la prononce la connaissance de la chose prophétisée. Un rapport verbal ou une simple analogie, qui favorisent une substitution d'idées, sont conçus comme un accord providentiel ou un symbole de vérité plus haute, et la prophétie est constituée en dehors du prophète.

XI, 54. C'est pourquoi Jésus ne se montrait plus librement parmi les Juifs, mais il se retira dans la contrée voisine du désert, en un lieu appelé Ephraïm, et il y séjourna avec les disciples. 55. Et la Pâque des Juifs était proche, et beaucoup de g-ens du pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque, afin dé se purifier. 56. Alors ils cherchaient Jésus et se disaient entre eux, se trouvant dans le temple : « Que vous en semble ? Est-ce qu'il ne viendra pas à la fête? » 57. Et les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné ordre que si Ton savait où il était, on (le) fît connaître, afin qu'ils se saisissent de lui.

Dès lors ce fut chose décidée ~ entre les prêtres et les pharisiens que Ton ferait mourir Jésus. Aussi le Christ, qu'on n*a pas besoin de supposer instruit de leurs projets par Nicodème cesse d'aller et venir parmi les Juifs ; il s'éloigne de Béthanie et ne va pas à Jérusalem, parce que son heure n'est pas arrivée encore; il se retire en un lieu appelé Ephraïm près du désert, et il y reste avec ses disciples, en attendant le moment fixé par la Providence. L'emplacement de cet Ephraïm n'est pas autrement connu ^. Il ne

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