Cf. Marc, xi, ; Matth. xxi, 9 ; Luc, xix
3. V. 15. tj.r] cpo6ou, Guyâ-rrjp Skov iSoù ô ^aaiXeu? (jou sp/erat, •/.aOi^'tj.svo; £7:1 ttwXov ovou. Zach. IX, 9. La substitution de 90600 h yaTps acpoBpa est suggérée par Is. XL, 9; SoPH. m, 16. Ss, : « Selon qu'il est écrit par le prophète Zacharie.
h. Matth. xxi, 2-7, où Ton a deux ânes au lieu d'un.
Deux réflexions mettent en relief, l'une, le caractère providentiel, l'autre, le caractère symbolique de l'événement. Pour ce qui regarde le fait, il est observé que les disciples, en cette occasion, n'avaient pas eu conscience de contribuer à l'accomplissement d'une prophétie. Ils s'en aperçurent plus tard, lorsque Jésus fut glorifié C'est, en effet, Jésus glorifié qui a communiqué l'Esprit aux disciples, et c'est l'Esprit qui leur a révélé le vrai sens des Ecritures, particulièrement de ce passag-e de Zacharie, et leur rapport avec l'histoire évangélique. Les disciples n'ayant pas été nommés auparavant, l'on peut se demander a ce qu'ils ont fait ». Sans doute ils ont crié Hosanna avec la foule, et il faut supposer qu'ils auront eu aussi à leur disposition des branches de palmier. Une référence implicite aux Synoptiques - n'est pas vraisemblable, attendu que les choses faites doivent correspondre à ce qui vient d'être raconté, non à ce qui peut se trouver dans d'autres livres. Le changement introduit dans le récit par rapport à l'ânon a pour but d'écarter l'objection qu'on pourrait tirer de l'ordre donné par Jésus d'aller chercher la bête, et de la démarche des disciples, contre le caractère providentiel de la rencontre. Le texte de Zacharie ne vise pas seulement l'ânon, mais l'entrée royale, et c'est plutôt à celle-ci que les disciples sont censés avoir concouru.
La seconde réflexion, un peu gauchement amenée, parce qu'elle se superpose aux données fournies par la tradition synoptique, est destinée à montrer le rapport du triomphe hiérosolymitain avec la résurrection de Lazare. Le texte même n'en est pas sûr. D'après la leçon la plus autorisée, la foule qui était avec Jésus, quand il avait ressuscité Lazare '' lui rendait témoignage, et c'est pour cela que la foule des Juifs qui étaient à Jérusalem, apprenant ce miracle, lui fît l'accueil royal qu'on vient de dire. Y avait-il donc foule à la résurrection de Lazare, et cette foule qui, rendant témoignage à Jésus, attire l'autre foule à sa rencontre, était-elle à Jérusalem ou à Béthanie ? Ce serait temps perdu que de chercher la solution de ces difRcultés dans des conjectures fondées sur la vraisemblance historique. Il semble que l'auteur interprète à sa manière ce que disent les Synoptiques touchant les gens qui précédaient et ceux