‹ Le quatrième évangileChapitre 586 sur 857 · Cf. supr. p 30, n · texte numérisé non relu

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LE QUATRIÈME ÉVAAGILE

pas l'un de l'autre. Le nom d'André paraît avoir été célèbre aussi en Asie Mineure. Quant à Bethsaïde, « la maison de pêcheries», elle est probablement rappelée ici comme la patrie des grands apôtres» des pêcheurs d'hommes ^ qui étaient, pour les premiers lecteurs de l'Evang-ile johannique, les principaux organes delà prédication chrétienne parmi les Gentils. Les Grecs témoignent à Philippe le plus grand respect et le qualifient de « Seigneur ». Voir Jésus n'est pas pour eux le regarder, ce qu'ils pouvaient faire sans la recommandation de Philippe, mais lui parler, entrer en relations avec lui. 11 est vrai, d'ailleurs, que la recherche d'un intermédiaire est significative ^ : les Grecs n'ont pas vu eux-mêmes Jésus, ils l'ont connu par la prédication des apôtres, ils l'ont vu par le moyen de l'Evangile qui leur a été jDrêché. Philippe communique d'abord à André le désir des Grecs, puis tous deux ensemble le disent à Jésus. Est-ce par circonspection que Philippe ne va pas seul parler au Maître, craignant de l'importuner ou de lui amener ces Gentils dans le temple 3 ? C'est bien plutôt parce que l'évangéliste tient à associer en cette circonstance les noms des deux apôtres 4.

Chose singulière, une fois la requête exprimée, il n'est plus question des Grecs. La réponse que Jésus va faire ne semble pas les concerner, et l'on dirait que leur démarche n'a pas eu de suite. D'où perplexité de certains commentateurs qui n'osent décider si la pétition des Gentils a été reçue, écartée ou remise à un autre moments 11 faut quelque hardiesse pour prétendre qu'elle a été incontinent exaucée, et que, si Jean n'en dit rien, c'est que la chose allait de soi 6. On ne saurait loger une conversation amicale du Christ

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