‹ Le quatrième évangileChapitre 588 sur 857 · B. Weiss, loc. cit · texte numérisé non relu

B. Weiss, loc. cit

l'entrée a Jérusalem et le triomphe a vemr

avec les Grecs entre la demande exprimée par les deux apôtres et la réponse que Jésus leur fait. Cette réponse bien comprise doit édifier le lecteur sur le sens qu'il faut donner au récit boiteux et inachevé. Le Sauveur semble ne parler qu'à ses deux disciples, maison verra bientôt que la foule des Juifs est présente ; rien n'empêche de penser que les Grecs sont là aussi pour Tentendre, derrière Philippe et André ; ils sont les témoins muets de la déclaration que Jésus va faire, non seulement à leur occasion, mais plutôt à leur sujet, touchant la conversion du monde, qui sera la conséquence de sa mort^ La scène est toute symbolique, et c'est peut-être par un certain respect de l'histoire, en même temps que pour la construction rég-ulière de son allégorie, que l'auteur retient les Grecs au second plan de son tableau, qu'il ne les fait point parler à Jésus, et que Jésus ne leur parle pas. Au fond, la rencontre du Christ avec les Grecs est tout idéale - : elle fournit un prétexte pour développer l'économie du salut porté aux Gentils.

(( L'heure est venue, dit Jésus, pour que le Fils de l'homme soit glorifié. » L'heure pour la glorification n'est pas précisément l'heure de la glorification, c'est l'heure dont cette glorification dépend comme de sa condition et de son principe. Dans la suite du discours, il sera encore parlé de cette heure, et ce sera l'heure delà mort. On n'a donc pas le droit de limiter la glorification à la connaissance du Christ par les Gentils, mais il faut associer à l'idée de gloire ridée de la mort par laquelle Jésus doit passer pour arriver à la gloire, et comprendre dans celle-ci la résurrection et le retour au ciel, avec la communication du salut aux Gentils. Les païens croiront au Christ glorifié, c'est-à-dire au Christ mort et ressuscité; croyant en lui, ils contribueront eux-mêmes à sa gloire et seront une partie de son triomphe. L'arrivée des Grecs figure plus particulièrement cette partie de la gloire du Sauveur, et elle complète ainsi, comme leçon symbolique, l'histoire de l'entrée à Jérusalem.

La gloire de Jésus n'en est pas moins un tout indivisible qui a sa racine dans la mort de la croix. C'est pourquoi l'idée de cette mort

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