‹ Le quatrième évangileChapitre 590 sur 857 · VI, 51; supr. p · texte numérisé non relu

VI, 51; supr. p

4. V. 25. ô ipiÀr7)v xrjv tj^uyrjv auTOu ànoXkùzi aùrrjv, xaî ô jj.tatov xrjv ^^"/Ji^ auTOu Iv Tôi y.6i[X(>) TOUTO) clç Çojr)V aîoiviov cpuXàÇti aÙTr]v.

5. Cf. Mattii. x, 39; Luc, xvii, 33 ; MARc,vin, 35. Pour l'expression <( haïr», XII, 25, correspond à Luc, xiv, 26.

l'entrée a jékusaleivi et le triomphe a vemk

comme s'il était entré déjà dans cette gloire qu'il annonce ; il y est par anticipation, eu égard au cadre du discours, mais non par rapport à la perspective de l'évangéliste. Qui veut le servir, en prêchant son Evangile au monde, doit se préparer à le suivre dans la mort; il aura ainsi part à sa gloire éternelle ; et comme le Père a glorifié 'le Fils, il glorifiera les serviteurs de son Fils. Telle sera la récompense de leur service : non seulement l'union spirituelle avec Jésus, qui n'est pas visée en cet endroit, mais l'association à son règne céleste.

Bien que ces réflexions aient leur application directe aux disciples, il est vrai aussi que le Fils lui-même est venu pour servir, et que la mort fait partie de son service K Ainsi s'explique le retour imprévu que Jésus va faire sur lui-même. Pour saisir l'enchaînement du discours, il faut regarder la pensée de l'auteur, non les conditions dans lesquelles le Christ de l'histoire a pu parler aux Juifs. Une certaine incohérence dans la forme résulte de l'emprunt fait au Synoptiques et du commentaire qui s'y ajoute; mais ce n'est pas une raison pour attribuer ces deux versets à l'évangéliste -, comme si le contexte ne lui appartenait pas tout autant. Le discours de Jésus n'est pas interrompu artificiellement par les réflexions de Jean; il est artificiel d'un bout à l'autre, comme la situation à laquelle il se rapporte

Le Christ pense à son heure, à ce point culminant de sa carrière messianique, d'où dépend sa gloire éternelle, et qui est la mort. (( Maintenant, dit-il, mon âme est troublée » L'âme, cette vie qu'on doit haïr et qu'il faut perdre pour la sauver, est tristement affectée devant la mort qui doit la frapper. Avant de ressusciter Lazare, Jésus a bien pu s'indigner « en esprit », et il se troublera « en esprit^ » lorsqu'il dénoncera la trahison de Judas : ce sont des sentiments tout moraux, tandis que la crainte de la mort est d'abord une impression de « l'âme » sensible. L'esprit n'est pas étranger à cette impression, mais il la domine. Et dans le cas présent, cette crainte dure si peu que le Christ paraît l'avoir surmontée presque avant de l'avoir éprouvée. « Que dirai-je? Père, sauve-

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