‹ Le quatrième évangileChapitre 602 sur 857 · Cf. V, 44; supr. p · texte numérisé non relu

Cf. V, 44; supr. p

2. V. 44. 'iTjao'j; à'zpa^ev /aî si-£v. On trouvera une re[)rise analogue dans les discours après la cène, xiv, 31 ; xv, 1.

d'autres endroits, que renseignement de l'Évangile , soit dans les récits, soit dans les discours, déborde le cadre historique de la vie de Jésus. Les anciens commentateurs avaient donc raison, k leur manière, en assimilant ce discours aux précédents ; mais ceux qui ont voulu le mettre avant la retraite du Sauveur * sont allés contre la donnée du texte: (( Jésus dit », qu'on ne peut traduire par le plus-que-parfait : « Jésus avait dit ». Certains exégètes contemporains, qui se voient obligés de reconnaître le caractère artificiel de la composition, font preuve d'un zèle apologétique très superflu, en démontrant que tous les éléments de cette dernière instruction se retrouvent ailleurs, et que l'évangéliste, par conséquent, n'y a rien mis du sien'-. Le défaut d'invention ne résulte pas d'un parti pris ; si aucune idée nouvelle n'apparaît, c'est que l'auteur ne hait pas les répétitions ; que sa veine était quelque peu épuisée après ces longs chapitres de controverse, et qu'il tenait à lancer une dernière fois, contre le judaïsme incrédule, les plus forts arguments de sa polémique. Ce discours final n'est pas un résumé des autres ; c'est une dernière argumentation contre les Juifs.

Bien qu'il n'y ait pas d'auditoire présent, le discours ne doit pas être censé destiné aux disciples, puisque Jésus « crie », et que les déclarations qu'il va faire ont un caractère universel. On est obligé de ramener par hypothèse l'auditoire ordinaire des prédications hiérosoly mitaines. Le Christ proclame, devant les Juifs et devant tous les hommes de tous les temps, que croire en lui c'est croire en Dieu, et que le voir c'est voir Dieu S'il demande la foi, ce n'est pas pour lui-même à l'exclusion du Père ; c'est pour le Père, dont il est l'envoyé. S'il apporte un enseignement divin, s'il accomplit des œuvres divines, ce n'est pas pour sa propre gloire ; c'est pour la révélation du Père. Comme envoyé du Père et médiateur de vérité divine, il est venu en lumière dans le monde, afin que tout croyant échappe aux ténèbres ^. Ceux qui ne veulent pas croire ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes s'ils subissent le châtiment de leur incrédulité : Jésus n'a pas besoin de juger ceux qui ne s'attachent pas à sa parole pour y croire et la pratiquer; sa mission terrestre est une

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