Cf. I, 4-5; VIII, 12; ix, 5; xii
LES JUIFS ET LE CHRIST
mission de salut pour le monde, et non de condamnation ; mais la parole que Fincrédule rejette est son jug-e et le sera au dernier jour K Ainsi la perspective du jugement dernier n'est pas écartée, ni le rôle judiciaire du Messie supprimé ; il se fait au contraire une assimilation de la prédication évangélique et du g"rand jugement, l'un étant comme l'anticipation de l'autre, et Jésus présidant par sa parole à tous les deux.
Les Juifs n'ont donc pas à objecter que le Messie doit être le g-rand juge des vivants et des morts, car s'il est vrai, en un sens, que Jésus n'est pas venu pour juger, il est vrai dans un autre sens, qu'il n'a rien fait que juger, qu'il a été jug-e par sa parole et l'effet de sa parole, autant qu'il doit l'être à la fin des temps. La souveraine autorité de cette parole résulte de ce qu'elle est une parole divine, donnée par commission du Père au Fils : toute la doctrine et l'enseignement de Jésus viennent de Dieu 2. Cette vérité divine communiquée aux hommes par Jésus devient pour eux source de vie éternelle ; c'est une parole de vie ^. Telle est la parole que le Christ apporte au monde et qu'il jette au siècle comme une apologie permanente, comme l'appel constant de Dieu à la foi de l'humanité. Vie et lumière, cette parole est la Parole, le Verbe-Dieu ^.
1. III, 17 ; V, 24, 45 ; viii, 15, avec réminiscence de Luc, x, 16. Holtzmann,