‹ Le quatrième évangileChapitre 609 sur 857 · Didaché, ix-xiv. (]f. suj)r. p. 4, n · texte numérisé non relu

Didaché, ix-xiv. (]f. suj)r. p. 4, n

LE GRAND EXEMPLE

tiques pour rapporter l'institution du sacrement au dernier repas de Jésus 1.

Le repas était en train de se faire, commencé, mais non terminé ^. Déjà le diable avait mis au cœur de Judas l'intention de trahir son Maître. Le texte pourrait prêter à équivoque : (( Le diable ayant mis dans le cœur que Judas le trahît 3. » Il n'est pas question du cœur du diable, ni de ses intentions sur Judas ; car l'Ecriture ne parle jamais du cœur du démon, et Ton ne pourrait pas dire que Satan jette une intention dans son propre cœur. Dès longtemps ^ le traître est comme possédé du malin. Dans la pensée de l'évangéliste, il n'a jamais été réellement à Jésus. La perspective de la trahison est mise tout exprès à l'arrière-plan de la scène, comme une ombre au tableau ; elle n'est pas destinée à faire ressortir quoi que ce soit de particulier, par exemple la condescendance de Jésus, qui a voulu laver les pieds de Judas, mais à laisser entrevoir l'attentat que prépare la puissance de ténèbres, tandis que l'amour du Sauveur se manifeste plus parfaitement que jamais aux siens Dans Luc, l'annonce de la trahison précède la dispute des disciples sur la primauté, et l'on peut croire que cet arrangement a influencé la rédaction du quatrième Evangile, puisque le lavement des pieds n'est pas autre chose que la mise en acte de la leçon donnée par le Christ aux disciples en cette occasion ^. Jésus « savait que le Père lui avait tout remis entre les mains », lui avait confié toute l'œuvre

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