‹ Le quatrième évangileChapitre 618 sur 857 · Cf. I TiM. V · texte numérisé non relu

Cf. I TiM. V

LE GRAiND EXEMPLE

postérieure appelle péchés mortels et péchés véniels seraient hors de propos. Il est sous-entendu que ceux qui (( sont de Dieu », une fois régénérés, ne tomberont pas dans la masse de perdition et qu'ils se conserveront dans l'amitié de Jésus par le moyen qui vient d'être dit.

Un certain nombre d'anciens témoins i n'ont pas les mots : « si ce n'est les pieds. » On suppose volontiers que ces mots auraient été omis comme étant contradictoires - a la fin de la phrase : « il est tout pur. » Une sorte de contradiction apparaît, en effet, dans ce double énoncé, qu'on est tout pur et qu'on a besoin de se laver les pieds; mais, avec le contexte, la contradiction ne semble pas exister. 11 est permis de se demander si ce n'est pas l'omission qui serait primitive ; si le discours n'est pas mieux équilibré avec la simple assertion : (( Celui qui est baigné n'a pas besoin de se laver (mains et tête), mais il est tout pur » ; et si l'évangéliste ne s'est pas borné à insinuer que le baptême n'avait pas besoin d'être réitéré. Il est certain que les mots : a Si ce n'est les pieds », viennent un peu en surcharge '^^ et que la signification particulière du lavement des pieds ne tient pas à l'exception qui serait faite en cet endroit, où le baptême passe au premier plan. La nécessité du bain complet, c'est-à-dire du baptême, est exclue pour ceux qui l'ont reçu et qui par là sont devenus purs. La nécessité de recevoir et l'obligation de continuer, en le pratiquant, le service du lavement des pieds, subsiste pour les purs et n'existe même^ en un sens, que pour eux. Que Pierre accepte ce service, qu'il conlprenne la mort de la croix, se laisse donner Jésus dans l'eucharistie, et

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