‹ Le quatrième évangileChapitre 62 sur 857 · IV · texte numérisé non relu

IV

ii XII, 20-24.

i->. vin, 12 ; IX, 5.

INTRODUCTION

rectioli et la vie » Le lavement des pieds introduit la recommandation de la charité ^ ; les incidents et les discours de la dernière cène figurent le mystère chrétien de Teucharistie, en même temps que les principes sûr lesquelles se fonde l'économie du salut en Jésus. La glorification du Crucifié a été si souvent annoncée dans le corps de l'Evangile ^ que l'on n'est pas étonné de voir la croix de Jésus transformée en trône royal dans le récit de la passion. La première apparition du Christ ressuscité à ses disciples fait valoir les paroles de l'institution ecclésiastique '', et la seconde, la profession et la théorie de la foi parfaite qui couronnent tout le livre. On peut donc dire qu'une même pensée, une méthode unique dominent le quatrième Évangile dans son ensemble et dans ses détails. Il n'en est pas moins utile d'observer de plus près les applications de cette méthode dans la relation des faits et dans celle des discours.

Notons d'abord que le symbolisme du quatrième Evangile, aussi bien dans Tune que dans l'autre, est souvent à triple étage. Le texte présente un sens apparent, qui en figure un second, lequel est en rapport avec un troisième plus profond encore. Surtout dans les récits, les prophéties de l'Ancien Testament forment assez fréquemment le degré intermédiaire de cette construction allégorique. Ainsi le type de l'agneau pascal intervient entre le sens littéral et l'idée que le Christ meurt pour ôter le péché des hommes et devenir l'aliment de leur vie éternelle. La parole du psaume : « Le zèle de ta maison me dévore ^ », se place entre le fait de la purification du temple et l'idée de la mort de Jésus, qui prélude à sa résurrection et assure l'édification du vrai temple, du vrai corps du Christ, à savoir l'Eglise, la réunion des enfants de Dieu; en sorte que la pensée de l'auteur atteint trois temples, le temple matériel, le corps naturel du Christ et son corps spirituel ; la prophétie semble se rapporter au premier temple, mais elle vise surtout le second et le troisième. De même la parole : « Des fleuves d'eau vive couleront de son ventre ^ », touche d'une part à l'incident du coup de lance et de l'eau que verse le côté du Sauveur, et d'autre part à l'effusion de l'esprit sur les fidèles. Le trait symbolique se trouve ainsi présenté comme l'accomplissement d'une prophétie et le signe d'une vérité universelle. Un cas singulier de symbolisme prophétique est celui du conseil donné par Caïphe : « 11 importe qu'un seul homme meure pour le peuple ^ », qui sert de trait d'union entre le projet

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