‹ Le quatrième évangileChapitre 625 sur 857 · Matth. X, 40, supr. cit. Cf. III Jean · texte numérisé non relu

Matth. X, 40, supr. cit. Cf. III Jean

3. Cf. Marc, xiv, 22; Matth. xxvi, 26 ; Luc, xxii, 17 (Jean, vi, 7).

LE TRAITRE (Jean, xiii, 21-30)

XIII, 21. Ayant dit cela, Jésus fut troublé en esprit, et il fit une déclaration et dit : « En vérité, en vérité je vous dis que Tun de vous me livrera. » 22. Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait. 23. Un des disciples était couché près de Jésus, que Jésus aimait. 24. Simon-Pierre lui fit signe et lui dit : « Dis, qui est celui dont il parle? » 25. Ce (disciple) se penchant sur le sein de Jésus, lui dit : <( Seigneur, qui est-ce? » 26. Jésus répondit : u C'est celui pour qui je vais tremper le morceau et à qui je le donnerai. » Ayant donc trempé le morceau, il le prit et le donna à Judas (fils) de Simon ITscariote. 27. Et après ce morceau, Satan entra en lui. Alors Jésus lui dit : « Fais vite ce que tu as à faire. » 28. Et aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. 29. Car quelques-uns pensèrent, comme Judas avait la bourse, que Jésus lui disait d'acheter ce dont ils avaient besoin pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. 30. Ayant donc pris le morceau, il sortit aussitôt. Et il était nuit.

Avant d'adresser aux disciples fidèles les exhortations dont ils ont besoin, et de répandre devant eux les sentiments eucharistiques dont son âme est remplie, Jésus achève de démasquer le traître et le détermine à se retirer. Il est troublé, non pas involontairement et comme s'il redoutait ce qui va s'accomplir, ni par une sorte d'inquiétude et d'impatience devant « l'heure » qui approche ^ mais par l'impression de tristesse profonde que lui suggère la pensée de la trahison dont l'un des siens va se rendre coupable envers lui. Cette impression est passagère "^, le Christ johannique pouvant bien éprouver un pareil sentiment, mais non s'y abandonner. Parlant du traître, Jésus est subitement frappé d'horreur pour la trahison ; il se tait un instant, puis en pleine possession de lui-même, « il

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