VII, 34; VIII, 21 ; supr. pp
5. XII, 34. £vtoXt]v xatVT]v ot'ÔtojAi U[J.îv, l'va ayaTiaxe àXXrjXou;, aOw; TjàyaTirjaa ufjià; tva xai u[i.£tç àyaTràxe àAXTj'Xouç.
jusqu'alors inconnue, de son accomplissement, dans Timitation de la charité du Christ : « Gomme je vous ai aimés », jusqu'au dernier terme de Famour, au sacrifice absolu de soi ^. Ce commandement nouveau est l'équivalent johannique de « la nouvelle alliance dans le sang », ou du « sang de la nouvelle alliance », qui est, dans les Synoptiques et dans saint Paul -, la définition du mémorial eucharistique. On ne parle pas d'alliance, parce que le quatrième Evangile est complètement dégagé du judaïsme, des conceptions et de la terminologie juive, et parce que le christianisme n'est pas considéré comme un renouvellement de l'ancien pacte. La charité chrétienne n'apparaît plus comme un accomplissement de la Loi, au sens du Discours sur la montagne, mais comme une économie entièrement nouvelle. Et il n'est pas question expressément de l'eucharistie, pour les raisons qui ont été indiquées plus haut, Tévangéliste négligeant la lettre de l'institution pour en faire valoir l'esprit, et prenant le mot agapé au sens le plus large et le plus compréhensif, de façon à signifier par là, non seulement l'agape eucharistique, mais toute l'institution chrétienne fondée sur la charité de Jésus, laquelle est source et forme du salut, principe de l'union dont l'eucharistie est la condition mystique et le symbole efficace. La charité ainsi comprise est vraiment une création nouvelle. Elle est, pour ainsi dire, la définition morale de la vie divine que le Christ communique à ceux qui croient en lui 3. Aussi bien est-ce à ce signe de la charité mutuelle que l'on reconnaîtra les disciples de Jésus ^. Dans le temps où écrit l'auteur, l'expérience en est déjà faite, et il s'en gloi^fie, comme feront plus tard les apologistes du christianisme.
xni, 36. Simon-Pierre lui dit: « Seigneur, où vas-tu? » Jésus répondit: « Là où je vais, tu ne peux maintenant me suivre ; mais tu (me) suivras plus tard, 37. Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi. » 38. Jésus répondit : « Tu donneras ta vie pour moi? Le coq ne chantera pas que tu ne m'aies renié trois fois. »
Au testament divin s'oppose, par contraste, une intermède de fai-
1. Bien que ta particule xaOo); n'indique pas directement le degré, mais le mode, la forme de la charité. Cf. supr. p. 705.
2. Cf. I Cor. xi, 25 ; Marc, xiv, 24; Matth. xxvi, 28 (Luc, xxii, 20).