‹ Le quatrième évangileChapitre 643 sur 857 · Cf. supr. X, 1-9, p. 610, i'allégorie de la porte · texte numérisé non relu

Cf. supr. X, 1-9, p. 610, i'allégorie de la porte

LE PARACLET

en fatig-uant le lecteur, il est presque superflu de le dire, et Ton chercherait vainement à le nier.

« Seigneur, dit Thomas nous ne savons pas où tu vas ; comment saurions-nous le chemin ? » Et Jésus de répondre : u C'est moi qui suis la voie, la vérité, la vie. » Ainsi Thomas et les autres disciples en sont encore au même point que Simon-Pierre; ils pensent toujours que Jésus parle d'un voyage ordinaire où il ne lui plaît pas de les emmener avec lui. Il ne faut pas vouloir discerner dans les paroles de Thomas quelque sentiment d'ironie ou de tristesse, mais un simple désir de savoir, et l'intention de montrer que les apôtres ne peuvent pas connaître des choses dont on ne les a pas informés. Le Didyme, tvpe de la demi-foi qui exige des preuves palpables et des instructions nettes, est reconnaissable dans ce discours 2. Son interruption ne sert d'ailleurs qu'à provoquer une belle définition du rôle de Jésus, et à peine peut-on dire que le Sauveur réfute indirectement le reproche de Thomas, puisqu'il montre que quiconque le connaît connaît en lui le vrai chemin, et connaît en même temps le Père, qui est le but. Prise comme une véritable réponse, la déclaration de Jésus serait plus obscure que la parole dont elle voudrait être l'explication. On parle de chemin : c'est Jésus qui est le vrai chemin pour les hommes; en lui-même, il est vérité, représentant personnellement la réalité du salut '\ il est vie, possédant la plénitude de l'Esprit divin, et c'est par lui chemin que les hommes parviennent à la connaissance de la vérité, à la possession de la vie. 11 n'est donc plus réellement question de ce dont parlait Thomas : le départ du Sauveur et le chemin suivi par lui. La réflexion de Thomas sur « le chemin » n'a été qu'un moyen d'introduire le développement doctrinal touchant le Christ-voie pour la vérité et pour la vie. « Personne n'arrive au Père si ce n'est par moi. » Jésus donc est le chemin; le Père, dans la gloire éternelle, est le but. (( Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Si les disciples avaient connu véritablement Jésus dans le rapport qui l'unit au Père, ils auraient par là même connu véritablement le Père dans son rapport avec le Fils et avec tous les enfants de Dieu que le Fils rassemble pour les conduire au Père. Le

J . V. 5. D ajoute : ô ^eyo^j-evoi; AîSujxoç.

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