Ap. II, 7, 11, 17, 29 ; m, 6, 13, 22 ; xxii
5. Cf. 1 Jean, v, 6-8, et Jean, xix, 30, 34 (m, 5-8 ; vi, 63).
6. V. 17. upLSicvivfôa/.STSaÙTO^ OTt;iap'G[xiv (i.£V£: xaUv jij^ sariv. xAL etc. : ïi-xi. Le discours devient équivoque si l'on traduit les verbes en français par le présent
7. B. Weiss, 485, qui lit [jLÉvst et karai. Mais les mss. qui ont laTat supposent fjievEi au futur.
donné. Le discours s'adresse, en leur personne, aux contemporains de l'évang-éliste.
Jésus lui-même ne laissera pas les siens orphelins; il les visitera. Cette promesse visant directement les apparitions du Christ ressuscité, non la parousie ou l'union spirituelle du Sauveur avec les siens, on peut la regarder comme une consolation distincte de la promesse du Paraclet. Mais, si les interprètes sont fondés à reconnaître trois consolations dans l'annonce des grandes 'œuvres, dans celle du Paraclet et dans celle du retour de Jésus, le discours n'en fait pas ressortir la différence et inviterait plutôt à les faire rentrer l'une dans l'autre. Les œuvres merveilleuses qui s'accompliront par les disciples sont des manifestations de l'Esprit, et c'est par l'Esprit que se maintient la société^ des croyants avec Jésus, société dont les apjDaritions du Christ ressuscité sont comme l'inauguration sensible et le symbole. Il semble donc que le retour de Jésus signifie pour la perspective les apparitions du chapitre xx, et, dans le fond, son action perpétuelle dans l'Eglise par le moyen de l'Esprit^, sans exclure le retour final par la parousie. Le sens extérieur et littéral règle la marche du discours.
Encore un peu et le monde ne verra plus Jésus, ravi au ciel, et qui n'existera plus que pour les siens; mais les disciples le verront, parce qu'il vivra ressuscité, et qu'eux-niêmes seront encore en vie pour le reconnaître. On doit ajouter néanmoins que le sens du passage n'est pas épuisé dans ce rapport avec la résurrection. Ce n'est pas pour rien que Jésus dit : « Je vis», se désignant ainsi comme le vivant par excellence Les disciples ne cesseront pas de voir le Christ spirituellement et de le reconnaître dans toutes les œuvres de l'Esprit, parce que Jésus sera vivant en eux et qu'ils vivront en lui, tenant de lui la vie surnaturelle et divine, la vie éternelle. 11 ne paraît pas possible d'entendre, au sens littéral, la vie de Jésus de la résurrection, et celle des disciples de leur vie spirituelle 3, sans que le discours cesse d'être symbolique pour devenir équivoque. « En ce jour-là », c'est-à-dire, au sens direct, le jour de la résurrection, et, au sens plus profond, pendant toute la durée du régime inauguré par la résurrection, pen-
d. Cf. Grill, 25;
2. V. 19. on lyd) Ç(o xai u[j.£tç Chaste. Cf. Holtzmann, 185 ; Grill, 288.