‹ Le quatrième évangileChapitre 655 sur 857 · Cf. XVI, d2-i · texte numérisé non relu

Cf. XVI, d2-i

LE PARACLET

promesse d'infaillibilité pour les apôtres ^ ; elles doivent justifier la méthode de l'évangéliste et elles signifient Faction permanente de l'Esprit dans TEg-lise, le mouvement doctrinal qui résulte de cette action, le progrès indéfini de la conscience chrétienne dans la perception des vérités salutaires, Tinfaillibilité de l'Eglise, si l'on veut, mais dans un sens positif, comme un don d'illumination conquérante, non seulement comme une assistance contre le danger d'erreur.

Jésus conclut donc ce discours en renouvelant la promesse du Paraclet et en montrant ce que celui-ci fera pour les disciples. Avec cette promesse, il entend laisser en adieu à ceux-ci le don de la paix, et non d'une paix quelconque, mais de la sienne. Il se comporte comme un mourant qui destine par testament à ses amis son plus précieux trésor. Les disciples n'ont pa^ le bien qu'il veut leur donner; il le leur laisse parce qu'il le possède lui-même et désire le leur transmettre. Un jeu de mots donne à ce passage la forme symbolique où se complaît l'auteur. Prenant congé des siens, le Christ les salue à l'orientale en leur souhaitant la paix. Mais cette paix n'est pas un vœu stérile, comme les salutations vulgaires. Jésus donne réellement aux siens la paix qu'il leur souhaite Cette paix qu'il garde en face de la mort, il veut la leur léguer, pour qu'ils échappent à toute inquiétude et à toute crainte parmi les difficultés et les épreuves qui les attendent. Dans ce moment même, ils sont inquiets, se voyant sur le point d'être séparés de leur Maître, et ils sont effrayés par les dangers qu'ils soupçonnent pour lui et pour eux. Que la paix de Jésus soit en eux pour les rassurer.

Il est vrai que le Christ s'en va, mais il s'en va pour revenir, et lui seul, dans un tel départ, peut parler de retour. C'est parce qu'il est assuré de ce retour qu'il peut donner la paix, et que les disciples peuvent la recevoir. Reste l'intervalle de séparation ; mais si les disciples l'aiment pour lui-même, ils doivent plutôt s'en réjouir que s'en attrister. Si Jésus quitte les siens, c'est pour aller au Père, pour être associé à sa gloire ; et ce départ est pour lui un avantage, parce que le Père est plus grand que lui ^ La vie du Père est élevée au-

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