‹ Le quatrième évangileChapitre 656 sur 857 · V. 28. OTt ô TcaiTjp [jLstÇtov [j.o'j èartv · texte numérisé non relu

V. 28. OTt ô TcaiTjp [jLstÇtov [j.o'j èartv

dessus de toutes les limites et les imperfections de la vie terrestre; il n'en est pas ainsi de celle du Verbe incarné ; en cela il est inférieur au Père et peut recevoir beaucoup de lui. La distinction n'est pas entre le Père non engendré et le Fils eng-endré, ni même entre la nature divine, commune au Père et au Fils, et la nature humaine de celui-ci, car la notion du consubstantiel et de la Trinité n'est pas dans le quatrième Evangile, bien que l'on puisse l'y rattacher ou l'en déduire légitimement. Il est sous-entendu que le Christ, par son origine céleste, est de nature divine, puisqu'il se compare au Père, ce qui serait absurde, présomptueux et blasphématoire, s'il était une simple créature. Le Père seul, Dieu est la source de toute essence divine ; dans sa gloire immuable, il est plus grand que le Verbe, surtout pendant l'incarnation, et il restera plus grand que le Christ glorifié, qui tiendra de lui la plénitude de son exaltation. Jean affirme aussi nettement la subordination du Fils au Père que la divinité de sa nature

Cependant les disciples n'ont pas la joie ou tout au moins la confiance qu'ils devraient avoir à raison des compensations qui leur sont assurées pour le départ de Jésus, et en considération de la gloire que ce départ procure à Jésus lui-même. Que ce qui en a été dit soit du moins une prédiction où leur foi trouvera un appui lorsque l'événement, c'est-à-dire le départ de Jésus, résultant de sa mort, se produira. Et en effet, dans l'économie du récit johan^ nique, la passion cesse d'être un écueil pour la foi des disciples, comme elle cesse d'être une objection recevable contre la mission divine du Sauveur. La mort n'est plus pour le Christ que le chemin, providentiel et librement choisi, de sa gloire éternelle

Comme le temps presse, Jésus ne parlera plus beaucoup aux siens. Le prince de ce monde arrive, il est déjà tout près dans la personne de Judas ^, et il va lui être donné, pour un temps, de prévaloir, bien que sans droit, contre le Fils de Dieu. Ce passage ne fait allusion ni à la scène de Gethsémani, que l'auteur a utilisée

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