‹ Le quatrième évangileChapitre 657 sur 857 · Grill · texte numérisé non relu

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5. Cf. xrii. 2. 27. Jean imite ici Marc, xiv. 42. où le traître est nommé.

LE PARACLET

plus hauti, ni à la défaite finale du démon 2, conséquence de son triomphe usurpé, qui est à peine entrevue ici, mais à la licence d'agir qui est accordée à Satan, et à la violation de tout droit qui caractérise cette action. Le diable tient le monde par le péché; il n'a pas de prise sur Jésus, il ne possède rien en lui qui est de Dieu et sans péché. La mort de Jésus, qu'a préparée la trahison de Judas, est son suprême effort contre le Christ, non un effort désespéré ^, car Satan croil^ sans doute à la possibilité de sa victoire, mais un effort absurde, sans qu'il s'en doute, et plus injuste qu'il ne peut le supposer. Cette liberté laissée au démon est providentiellement nécessaire pour que le monde sache que le Christ aime son Père et qu'il n'a pas craint de perdre la vie pour l'accomplissement de ses volontés.

Ayant ainsi disposé les siens, Jésus donne le signal du départ : « Levez-vous ; sortons d'ici. » Cette conclusion est imitée du second Évangile ^. Il ne s'agit pas de se porter à la rencontre du diable, pour se mesurer avec lui ; mais, le temps fixé par la Providence étant venu, il faut quitter la table et gagner le lieu où Jésus doit tomber aux mains de ses ennemis. Le Christ pourrait se soustraire à toutes les entreprises de Satan; mais il faut que le monde soit témoin de sa parfaite obéissance. Que signifie pourtant cet ordre de départ, puisque Ton ne s'en va pas, et que Jésus recommence un discours plus long que le précédent? On suppose que, malgré l'ordre donné, Jésus reprend la parole, et que tout le monde reste ^ : était-ce bien la peine de mentionner ce détail, et l'hypothèse n'est-elle pas un peu enfantine? On a dit aussi que l'évangéliste, n'ayant pas de meilleure place pour loger le passage qu'il emprunte à Marc, l'avait mis en cet endroit, dans une pause que le Christ a réellement faite entre les deux parties de son instruction aux disciples ^ : n'est-ce pas une autre puérilité? Il est certain que le discours s'achève avec le chapitre xiv, de façon à

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