‹ Le quatrième évangileChapitre 677 sur 857 · Cf. Luc, XXIV, 44, supr. cit., p. 735, n · texte numérisé non relu

Cf. Luc, XXIV, 44, supr. cit., p. 735, n

de choses à vous dire; mais vous ne pouvez les porter maintenant. 13. Quand il sera venu, TEsprit de la vérité, il vous fera pénétrer dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. 14. Il me glorifiera, parce qu'il prendra du mien ce qu'il vous annoncera. 15. Tout ce qu-a le Père est à moi ; c'est pourquoi je vous ai dit qu'il prendra du mien ce qu'il vous annoncera. »

Jésus ne parle de son départ prochain que pour en consoler ses disciples par la considération des biens que ce départ doit leur procurer. Car les disciples ont grand besoin de consolation. La perspective de la séparation les accable au point qu'ils ne songent même pas à demander où va leur Maître. C'est seulement plus loin^ que, provoqués en quelque façon par Jésus lui-même, ils s'informeront des conditions du départ. Comme la question a été posée et résolue dans le précédent discours-, il est évident que l'auteur reprend, sans autre précaution ni avertissement, le thème qu'il a déjà traité. On n'évite cette conclusion que par les subtilités les plus invraisemblables : les disciples seraient censés ne pas interroger, parce qu'ils sauraient trop bien 3, et la suite du discours montre qu'ils ne savent pas; ou bien, sachant où va Jésus, ils ne songeraient pas à demander le pourquoi, et Jésus les inviterait, par manière de consolation, à regarder le terme de son voyage'*, idées qui sont prises en dehors du texte et ne servent qu'à en obscurcir la clarté.

Les disciples sont attristés par les choses que Jésus a dites, à savoir le départ qu'il vient d'annoncer. Ils ont tort, et une saine appréciation du fait les conduirait plutôt à se réjouir. Jésus leur dit (( la vérité » sur ce point : « Il est bon pour vous que je m'en aille ^ ». En réalité, Jésus n'abandonne pas les siens devant la persécution, et ils ont besoin d'un autre secours que celui de sa présence sensible. 11 appartient à l'Esprit de les soutenir dans le combat que leur livrera le monde, et d'exercer contre le monde même un jugement qui manifestera l'iniquité de celui-ci. Or, pour que le Paraclet vienne, il faut que Jésus l'envoie, et, pour envoyer l'Esprit, il faut

Page 1