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un point dont l'auteur ne semble pas préoccupé; il envisage le monde en tant que fermé à l'Evangile, opposé au Christ, persécuteur des disciples et royaume du démon. Le cercle d'idées où il se meut est bien loin du cénacle, de la situation historique du Christ et des apôtres la veille de la passion. Une cause est introduite au tribunal de Téternité, celle de Jésus et du christianisme. Les disciples, malgré les chefs religieux des Juifs, se sont prononcés pour la victime de Caïphe et du sanhédrin; l'Eglise tient pour Jésus, que le monde incrédule continue à poursuivre dans ses fidèles. Le monde veut avoir raison : de quel côté est la faute, de quel côté la justice? La mort de Jésus a été interprétée comme un jugement, et LafTaire n'en est que plus embrouillée : pour les Juifs, pour le monde, le scandale de la croix est la condamnation même de l'œuvre évangélique ; au point de vue chrétien, c'est la condition de la résurrection et de la victoire définitive du Christ sur Satan. L'Esprit intervient comme défenseur du droit, et il va montrer avec évidence, à la confusion du monde, où est le péché, où est la justice, et ce qu'il faut penser de la mort de Jésus en tant que jugement K
L'Esprit donc va convaincre le monde de péché, parce que ^ le monde n'a pas cru en Jésus ; il montrera que le péché n'était pas dans celui que l'on a traité en pécheur, mais qu'il subsiste dans l'incrédulité du monde. Que le monde reste dans le péché, originel et actuel c'est une idée complètement étrangère à ce passage et à l'esprit de l'évangéliste. Il ne s'agit pas de prouver que le monde reste dans le péché parce qu'il ne croit pas, mais que, dans le procès pendant entre FEvangile et le monde, la faute est du côté du monde qui ne croit pas à l'Evangile. On n'explique pas comment l'incrédulité du monde est une faute, mais la raison est donnée dans les autres objets du débat : il faut croire à celui qui a pour lui la justice et qui a vaincu Satan. Le développement de ce passage se fait d'après une logique plutôt extérieure et verbale qu'intime et réelle, et l'argumentation est plus vraie au fond que régulière.
L'Esprit démontrera que le monde est dans son tort sur la question de justice, parce que Jésus est allé à son Père et qu'on ne le