Cf. supr. p
2. V, 2. La signification allégorique de l'endroit est insinuée dans la mention des cinq portiques.
3. IX, 7. Le symbolisme est indiqué dans l'étymologie du mot « Siloé ».
Lorsque l'évangéliste montre Jésus venant vers Jean ou passant devant lui, il n'attache pas de signification particulière à ces démarches du Sauveur, mais il les prend comme occasion ou prétexte du témoignage rendu au Christ par le Baptiste. Le choix des disciples qui se joignent d'abord à Jésus est déterminé en partie par la tradition synoptique, en partie par l'intérêt qu'on avait pour certains personnages ou certains noms dans le milieu où le quatrième Évangile fut composé. Le disciple anonyme qui accompagnait André ^ peut être le bien-aimé, dont le rôle se préparerait ainsi, et qui précéderait Pierre dans la foi à Jésus comme il le précédera au tombeau du Christ ressuscité. Le personnage de Nicodème est figuratif; mais sa démarche auprès du Sauveur est un moyen d'amener le discours concernant la génération spirituelle, ce qui n'empêche pas la mention de la nuit de signifier la contrainte que les chefs du judaïsme exerçaient pour prévenir les conversions au christianisme, et les préjugés qui obscurcissaient, relativement à la vérité du salut, l'esprit des Juifs les mieux disposés. La dispute sur « la purification ^ » sert à introduire le second témoignage de Jean-Baptiste^ en même temps qu'elle figure, par anticipation, les querelles entre Juifs et chrétiens touchant la valeur respective des ablutions légales et du baptême. Les allées et venues du paralytique après sa guérison ne font que contribuer à la variété du discours et de l'enseignement. De même, la traversée du lac de Tibériade, par la foule qui a vu la multiplication des pains ^, n'a d'autre but que de présenter comme auditeurs du discours sur le pain de vie les témoins du miracle qui est commenté dans ce discours. Les incidents qui se produisent pendant les instructions du Sauveur, à savoir les interruptions, les questions, les murmures, les disputes entre les assistants, ne sont qu'un procédé littéraire pour animer et faciliter le développement des thèses johanniques. Le petit jeu de confidences qui se produit quand les Grecs demandent à voir Jésus '*,met en avant deux noms chers aux premiers lecteurs de l'Évangile et figure en même temps la part que Philippe et André ont prise à l'évangélisation des Gentils. Les mots : « Levezvous, sortons d'ici ^ », servaient de conclusion à la rédaction première du discours après la cène, et n'ont probablement pas de portée symbolique. Il est peu probable qu'une idée quelconque soit sous-entendue dans le nom de Malchus ^, attribué au satellite qui eut l'oreille coupée au moment