‹ Le quatrième évangileChapitre 688 sur 857 · Av. xii · texte numérisé non relu

Av. xii

3. V. 22. xal u[j.£ïç oùv [j.èv Xu;:r)v s/eis (nBG etc.). Var. : sÇsis (AD etc.).

l'espérance

tions passagères. Le Christ ressuscité en est l'objet, les apparitions en marquent le commencement ; ce qui en garantit la durée perpétuelle est la possession même du Christ glorieux par le moyen de l'Esprit, en attendant la vision directe dans le royaume éternel.

En ce temps-là, dès que le Christ ressuscité sera venu à eux, les disciples n'auront rien à lui demander K S'agit-il de questions à poser ou de prières à faire ? Le mot « demander » peut s'entendre dans l'un ou l'autre sens ; mais le contexte paraît exclure le sens de prier. Jusqu'à ce moment les disciples n'ont jamais prié Jésus, mais ils Font interrogé souvent ; on pourrait dire qu'ils le prieront dans l'avenir, non qu'ils ne le prieront plus ; on peut dire et l'on dit qu'ils ne l'interrogeront plus, parce qu'ils n'auront plus aucun motif de l'interroger ; grâce à l'Esprit qui Féclaire selon le besoin, la communauté comprend l'enseignement du Christ et n'est point gênée dans sa vie intérieure par le souci de problèmes inexpliqués ^. Il est parlé, dans le verset suivant, de prière et d'exaucement ; mais c'est un autre point qui caractérise la grandeur de l'état chrétien, un autre sujet qui est annoncé par la formule d'introduction : « En vérité, en vérité je vous le dis ^. » L'on prête à Tévangéliste un genre de subtilité qui lui est étranger, en lui faisant dire que les disciples, sachant Jésus auprès du Père, ne prieront pas le Fils et s'adresseront directement au Père ^, ou bien qu'ils useront de cette méthode singulière tant qu'ils seront favorisés des apparitions du Christ ressuscité L'importance qui s'attache en deux endroits de notre chapitre ^ au sujet des questions rend toute naturelle cette remarque du Sauveur : après la résurrection, la venue de l'Esprit, après la parousie, dans la vie éternelle, on n'aura plus de questions à poser, de difficultés à élucider. La sécurité d'esprit des disciples est un élément de la joie qui leur est garantie à dater de la résurrection et par le retour de Jésus.

1. V. 23. xai èv sxsi'vT] xrj rjaipa sjjLS oùx lr}MTr\izxe où§iv.

2. IptjOTav signifie « interroger », dans ce chapitre même, v, 19 et v. 30; « prier » dans le chapitre suivant, vv. 9, 15, 20.

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