B. Weiss
6. Depuis le v. 16, Schanz, 511. J. Réville, 260, l'entend ainsi et voit dans les vv. 16-24 une <( avance à la foi apocalyptique de la grande majorité des
réfère directement à l'ensemble du discours, c'est-à-dire aux chapitres XV et XVI. Le premier discours ^, qui est parallèle à celui-ci^ ne peut être compris dans « ces choses », et à plus forte raison la collection des discours johanniques, bien que, dans la pensée de l'évang-éliste, Fenseii^nement de Jésus, depuis le commencement jusqu'à la lin, ait été donné en paraboles, c'est-à-dire en allégories, puisque l'auteur du quatrième Evang-ile comprend ainsi la parabole.
Pendant toute la durée de son ministère, Jésus a employé ce langage figuré, qui signifie les choses célestes par le moyen des choses terrestres^. Il est censé avoir dû le faire pour s'accommoder à la faiblesse de ses auditeurs. Cette forme d'enseignement convenait à la condition terrestre du Verbe incarné. Mais «. l'heure vient » où il pourra laisser de côté les images et parler ouvertement du Père. Cette heure est celle de sa glorification, qu'il ne faut pas séparer de la. résurrection 3 ni de la mission du Saint-Esprit^. La résurrection est impliquée dans la gloire comme son principe, quoique l'enseignement futur du Christ soit intérieur et qu'on ne songe pas à ce qu'il a pu dire aux disciples dans ses apparitions sensibles. Après ce qui a été dit de l'Esprit ^ on n'a aucune raison d'admettre l'annonce d'instructions qui seraient données par le Christ seul, sans être transmises par l'Esprit. Il ne s'agit pas non plus de révélations particulières sur la personne du Père : Jésus n'a jamais parlé du Père que par rapport à sa propre mission ; mais jusqu'à présent ce rapport du Fils et de son œuvre au Père céleste a été décrit en figures; désormais le Christ, par son Esprit, le fera connaître de façon plus intime et en quelque sorte directement. On ne peut pas dire que l'assertion du Sauveur touchant le caractère de sa prédi-
anciens chrétiens »,. L'évant^éliste se reprendrait au v. 25, en faisant dire au Christ : « Tout cela ce sont des allég-ories. La vérité, sans images, c'est : Je suis venu du Père » etc. Mais le v. 28 ne s'oppose nullement, comme discours non parabolique, aux discours paraboliques qui précèdent le v. 25 ; de môme que le retour du Christ au Père n'efface pas ce qui a été dit de son retour aux siens, ce retour ne signifie pas la présence du Christ dans les disciples, à l'exclusion de la parousie.