‹ Le quatrième évangileChapitre 712 sur 857 · III, 34-35; supr. pp · texte numérisé non relu

III, 34-35; supr. pp

même ^. Ni la conformité aux volontés célestes 2, ni le don des miracles ^ ne représentent la gloire que le Père a donnée au Fils et que le Fils donne à ceux qui croient en lui. Ce sont les conséquences de cette gloire, tandis que la gloire elle-même consiste dans Funion transcendante et réelle, vitale et mystique, physique et morale, du Père et du Christ par l'incarnation, du Christ avec ses fidèles et des fidèles avec le Christ par la communication de l'Esprit.

L'évangéliste connaît deux gloires du Sauveur : sa gloire éternelle en tant que Verbe de Dieu, et la gloire du Verbe incarné, celle que l'incarnation même procure au Christ sur la terre et qui se manifeste aussi bien dans son enseignement que dans ses miracles et dans toute sa vie terrestre. Jésus a demandé pour luimême la restitution de la première gloire ; ce n'est pas celle-là qu'il dit avoir donnée à ses disciples. Sans doute il la leur promet, et ceux qui sont associés à sa gloire terrestre le seront aussi à sa gloire céleste; mais il est invraisemblable qu'il déclare, par une sorte d'anticipation, la leur avoir déjà donnée, dans un discours oii lui-même est censé ne pas la posséder encore. Du reste, il s'agit d'une gloire dont le monde sera témoin, comme il a été témoin de celle du Verbe fait chair. Ce monde qui doit croire et connaître que le Christ a été envoyé de Dieu n'est pas le monde pour lequel Jésus se défendait tout à l'heure de prier. En tant que le monde est livré à Satan, qu'il est constitué par Thumanité incrédule et réprouvée, Jésus ne prie pas pour le monde. En tant que le monde est le milieu où se recrutent les enfants de Dieu, Jésus prie pour que le monde reconnaisse Dieu et son Christ. La connaissance dont il parle ne peut être qu'une connaissance de foi non une reconnaissance involontaire ^ de l'action divine dans l'Eglise; ce n'est pas une prophétie de la conversion des Juifs à la fin des temps ni de la conversion de tous

1. Le rapport des trois propositions introduites par tva, dans les vv. 22-23 : « pour qu'ils soient un..., pour qu'ils soient consommés en un, pour que le monde connaisse » etc., est le même qu'au v. 21 {supr. p. 811, n. 1).

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