HoLTZMANN, loC. cU
4. Marc, iv, 21-22; Matth. v, 45; x, 26-27; Luc, viii, 16-47; xii, 2-3. Noter surtout le contraste entre l'assertion du v. 20 : èv xpuTz-uài èXàXyjaa oùBsv, et Matth. X, 27 : 6 XÉyto ufxtv âv Trj axoTi'a, qui correspond à xpuTtTo'v, au v. 26.
chain avènement du Fils de rhomme ^ : la lumière brille et le Christ est venu; bien aveugle est qui ne les a point vus.
Des mauvais traitements que les Synoptiques décrivent avec une sorte de complaisance, le quatrième Evangile ne retient qu'un soufflet donné à Jésus par un serviteur du grand-prêtre. Ce n'est pas du tout pour épargner les Juifs ; c'est que le Christ johannique ne doit pas figurer dans une scène ignominieuse. Au lieu des crachats et des nombreux soufflets, accompagnés d'injures et de risées, que Jésus a subis sans se plaindre, un seul soufflet reste, comme symbole de l'attentat commis par les Juifs contre la majesté du Christ. Cette majesté n'en paraît pas diminuée, parce que le Christ relève aussitôt l'affront; sa protestation solennelle accable l'insulteur, et le grand-prêtre, et le. judaïsme tout entier. Scandalisé par le ton de la réponse que Jésus avait faite au pontife, et voulant être agréable à son chef, un des valets « qui se tenait là », probablement pour son service, un des satellites qui veillaient sur l'accusé, lui donna un soufflet. On a signalé l'analogie de ce cas avec celui de saint Paul souffleté, par ordre du grand-prêtre, devant le sanhédrin et, vu le caractère symbolique de ce trait, rien ne s'oppose à ce qu'il ait été imité des Actes. Il est bien superflu d'alléguer que le satellite agit sans ordre, pour soutenir que la séance où le fait s'est produit n'était pas une séance officielle de l'assemblée ^. 11 est vrai que l'évangéliste ne paraît pas avoir songé à une telle séance, mais c'est qu'il ne suit pas en ce point les Synoptiques; et si le grand-prêtre n'ordonne pas de frapper, comme dans les Actes, c'est que le soufflet correspond à la scène tumultueuse qui se produit, dans les trois premiers Evangiles, après l'interrogatoire de Jésus par Caïphe ^. « C'est ainsi que tu réponds au grand-prêtre », dit le valet, qui trouve, ainsi que le veut l'auteur, que Jésus n'a pas répondu comme un accusé à son juge, mais qu'il a parlé plutôt comme un supérieur à un inférieur qui agit à mauvaise intention et sans droit. « Si j'ai mal parlé, dit le Christ au satellite, prouve-le; si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ^''.^ » Il va sans dire que le