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3. V. 29. Ttva xaxTiYoptav cpépêTS tou àvOpf.)7:ou toutou ; Cf. Luc, xxiii, 1-3; Marc, XV, 1-2; Matth. xxvii, 1-2, 11.
qui a pris part à Tarrestation de Jésus n'a pu agir sans son ordre, et il ne devrait pas ignorer ce qu'on reproche à l'accusé. Cette objection ne touche pas l'évangéliste, qui a mis la cohorte en mouvement pour la raison indiquée plus haut, et qui n'a pas songé à l'intervention nécessaire du gouverneur. Le juge romain demande aux accusateurs de formuler juridiquement leur plainte. Rien n'invite à penser que l'autorité juive ait rendu un jugement officiel contre Jésus et qu'elle en demande la ratification à Pilate. L'affaire est supposée entière ; le procurateur doit s'en instruire avant de porter lui-même et le premier sa sentence.
Au lieu de répondre directement à la question posée, les Juifs se dérobent : « Si ce n'était pas un malfaiteur, disent-ils, nous ne te l'aurions pas livré \ » Les commentateurs supposent que les Juifs s'abstiennent de formuler une plainte déterminée, parce que les motifs religieux qui avaient provoqué leur sentence n'auraient pas ému le gouverneur, et qu'ils ne pouvaient fournir la preuve d'un crime politique ~ ; les Juifs auraient voulu faire ratifier la condamnation à mort sans examen de la cause. Mais l'auteur n'a pas l'intention de leur prêter une idée aussi absurde, le magistrat ne pouvant ordonner une exécution capitale avant d'avoir vérifié la légalité de la procédure; et il est évident, parla réplique de Pilate : « Prenez-le vous-même, et jugez-le selon votre Loi », qu'aucun jugement n'est encore intervenu. Si l'on montre les Juifs embarrassés de produire leurs griefs, c'est pour signifier qu'ils n'en avaient pas de sérieux à faire valoir. En les invitant à juger l'accusé selon leur Loi, Pilate n'use pas d'un moyen habile pour les contraindre à dire ce qu'ils ont contre Jésus ^ ; et il ne veut pas non plus leur rappeler par dérision leur impuissance ; il est censé désireux d'abandonner au sanhédrin la décision d'une affaire juive, et ne pas savoir que les plaignants réclament une condamnation capitale. Sa proposition ne satisfait pas les Juifs, non parce qu'ils ont eux-mêmes condamné Jésus à mort mais parce que, s'ils se chargeaient de le juger, ils n'auraient pas le droit de porter une semblable condamnation. Eux-mêmes le disent : (( Il ne nous est pas
1. V. 30. SI [JL7) yjv ouTo; xaxôv roicSv, oùy. av aoi x:ap£Ooixaij.£v aùxdv.