XIV, 18-19, 28; xvi
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« Tu me suivras plus tard ^ » ; les allégories du Paràclet '\ de la vigne ^, des serviteurs et des amis Cependant Fauteur, surtout dans le second discours, a voulu que le mystère de FÉvangile fût présenté sans voile : cette révélation prélude à celle de TEsprit et autorise en termes exprès la doctrine johannique ^. La prière sacerdotale de Jésus présente aussi la même doctrine sans figure, en proclamant Tunion mystique de tous les croyants dans le Christ à jamais vivant et vivifiant. Il fallait bien arriver à la définition formelle de la vérité, conduire à sa fin l'initiation chrétienne, donner le mot de tous les symboles contenus dans le reste du livre.
Par ces explications où se résume tout l'enseignement johannique, non seulement l'unité, mais la parfaite lucidité de l'ouvrage étaient garanties autant qu'elles pouvaient l'être, c'est-à-dire pour tous ceux qui se trouveraient dans la disposition d'esprit et d'âme où était l'auteur lui-même. Ce qui a toujours fait et fait encore obstacle à l'intelligence du quatrième Évangile n'estpas qu'il manque réellement de clarté, mais que la très grande masse des lecteurs n'a jamais été et ne peut être préparée à entendre une composition de cette nature, écrite pour un petit cercle d'initiés. On veut l'interpréter à la fois comme une histoire et comme un traité de philosophie ou de théologie scolastique : le prenant ainsi, on ne peut s'empêcher de le trouver bizarre dans ses indications, obscur dans son langage et défectueux dans sa logique. Son symbolisme étonne, dans la mesure où on l'entend; il déconcerte et déroute, dans la mesure où on ne l'entend pas. Tant qu'on n'aura pas pris le parti de reconnaître dans l'auteur du quatrième Evangile le premier et le plus grand des mystiques chrétiens, non le dernier des historiens de Jésus, les sept sceaux de l'Apocalypse resteront posés sur l'Evangile de l'Esprit.
Le caractère de ce livre ne permet pas d'y voir une œuvre purement ou principalement apologétique et polémique. On n'a tant discuté sur son but que pour n'avoir pas bien saisi sa signification réelle et l'esprit qui a présidé à sa rédaction. Il ne semble pas que le quatrième Évangile soit un écrit de propagande ^ ni une apologie présentée aux gens du dehors, un