B. Weiss
LE CIIHISÏ EN CROIX
pensent de Jésus. La réponse de Pilate n'en a pas moins une haute valeur symbolique : Jésus est roi et Christ ; il reste tel malgré les clameurs et les protestations de Tincrédulité judaïque.
XIX, 23. Cependant les soldats, quand ils eurent crucifié Jésus, prirent ses vêtements, dont ils firent quatre parts, une pour chaque soldat, ainsi que la tunique. Et la tunique était sans couture, toute d'un seul tissu depuis le haut. 24. Ils se dirent donc entre eux : « Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui l'aura. » (C'était) pour que fût accomplie l'Ecriture : « Il se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré ma robe au sort. » Voilà ce que firent les soldats.
Les soldats romains qui avaient exercé Toflice de bourreaux et qui étaient, suivant l'usag-e, au nombre de quatre ^, avaient fait quatre parts des vêtements de Jésus et se les étaient distribuées. Restait la pièce la plus importante, Thabit de dessous, une tunique sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas -, vêtement distingué, tel que le grand-prêtre en portait, au dire de Josèphe Pour ne pas déchirer cette précieuse tunique, on la tire au sort. Et cela se fît pour l'accomplissement de l'Ecriture : » Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré ma robe au sort ^. » Dans les Synoptiques, on ne fait pas de distinction entre la tunique et les vêtements de dessus, et le tout est distribué par le sort. Le texte du psaume ne suppose pas non plus deux modes de partage ; le second membre parallèle sert d'explication au premier; tous les vêtements sont partagés par le sort, y compris la robe. Sans égard au parallélisme, l'auteur du quatrième Evangile a entendu le premier membre d'un partage ordinaire et libre, le second membre d'une attribution par le sort. Au point de vue exégétique, ce cas est analogue au dédoublement de Tânesse et de l'ânon dans l'Evangile de Matthieu ^