‹ Le quatrième évangileChapitre 774 sur 857 · Keim, ap. B. Weiss · texte numérisé non relu

Keim, ap. B. Weiss

3. « Unitatem ille portabat de superiore parte venientem, id est de caelo et a pâtre venientem, quae ab accipiente ac possidente scindi omnino non poterat, sed totam semel et solidam firmitatem inseparabiliter obtinebat. Possidere non potest indumentum Christi qui scindit et dividit ecclesiam Cliristi. » S. Cyprien oppose à cette tunique indivisible le manteau d'Achias (I Rois, XI, 31-36). De cathpl. ecclesiae unilate, 7 (Hartel, 215-216).

4. V. 24. 0'. [J.ÎV ouv axpaTiàiTai tauxa â7toir]aav. 25. eiaxrfxetaav Se Tiapà Tto aTaupto xoù 'Irjaoù rj [J.rjTr)p aùxou xaî r\ àosXçpr] xfjç ij-rjxpôç aùxoù. Noter l'opposition de [jlÉv et U.

LE CHRIST EN CROIX

plus l'opposition d'une scène de soldatesque à une scène de famille ^, attendu que le premier tableau n'a rien de brutal et qu'il est présenté comme l'accomplissement d'une prophétie. L'analogie des deux tableaux réside dans le sens mystérieux qui est au fond de l'un et de l'autre. On vient de voir que l'unité de l'Eglise dans le Christ, idée si chère à l'auteur, est figurée dans le premier; elle l'est aussi dans le second.

XIX, 25. Et, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie de Glopas, et Marie de Mag"dala. 26. Jésus donc, voyant (sa) mère et, près (d'elle), le disciple qu'il aimait, dit à (sa) mère : a Femme, voilà ton fils ! » 27. Puis il dit au disciple : « Voilà ta mère, n Et depuis ce moment, le disciple la prit chez lui.

Près de la croix se tenaient quelques femmes avec le disciple bien-aimé ~. L'évangéliste nomme « la mère de Jésus et la sœur de sa mère, Marie de Clopas et Marie de Magdala ». Combien de personnes a-t-il en vue? Quatre, disent quelques commentateurs, qui identifient à Salomé la sœur de la mère de Jésus ^. Trois, répondent généralement les interprètes catholiques ^, supposant que « Marie de Clopas » est en apposition avec « la sœur de la mère » et désigne la même personne. Deux, conjecture un savant critique ^, regardant comme possible l'identification de la mère avec Marie de Glopas, et celle de la sœur avec Marie de Magdala. D'après la première hypothèse, Jean éviterait de nommer sa mère, comme il évite de se nommer lui-même ; le fils de Salomé serait donné à la mère de Jésus, et certains exégètes trouvent admirable cette confusion de mères et de fîls. Mais rien ne fait soupçonner que la « sœur » soit

1. HoLTZMANN, 216, Bîeii moins encore a-t-on voulu signifier que les soldats auraient agi sans autorisation (Tolet, ap. Scuanz, 556). La dépouille des suppliciés leur appartenait.

2. Un commentateur catholique (Knabenbauer, 542) dit que les parents et amis de Jésus étaient là pour racheter ses habits aux soldats. L'intérêt queFonpcut portera certaines reliques d'une authenticité fort suspecte n'empêche pas cette •hypothèse d'être parfaitement gratuite et invraisemblable.

3. V. 25. 7] ai^'xrip aÙTO'j y,où fj àSsXcpr] xfjç arjTpôç autoO', Mapia r] toj KXtora x.ai Mapi'a 7] May8aXir]V7].

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