Mahc. III, 18; cf. Mahc, vi, 2-3 ; xv
3. 017:0 ;j.axpoOev. Dans les trois Synoptiques, supr cil. n. 1.
4. Luc, XXIII, 49. -KxvTîc 01 yvwcjTOÎ aùxo) (cf. Ps. lxxxviii, 9; XXXVIII, 12)... xal Y'jvaîxsç ai auvaxoXojOo'jiaai aùxoi àno tt); FaXtXaiaç.
LE CHRIST EN CHOIX
auprès des apôtres. Partant de là, Jean la fait assister à la passion, et il la met auprès de la croix, avec le disciple bien-aimé, pour qu'ils puissent tous deux recevoir le testament du Christ. On dit que les amis de Jésus ont pu être près de lui jusqu'à ce qu'il expirât, et se retirer ensuite à quelque distance ^ : le contraire serait plus vraisemblable, attendu que les soldats étaient là pour garder les suppliciés, sans compter les Juifs malveillants que les Synoptiques font voir autour des gibets.
Jésus donc, du haut de sa croix, vit sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait. « Femme, dit-il à sa mère, voilà ton fîls ~. » Gomme dans le récit des noces de Cana le mot « femme » est ici un terme respectueux, on pourrait dire solennel, qui n'est pas sans rapport avec le j^ersonnag-e symbolique de la mère, de cette femme typique à laquelle paraît faire allusion le discours après la cène et dont l'Apocalypse fait une description si grandiose. A cette femme qui est Israël converti, qui est la communauté judéochrétienne, qui est le judaïsme en tant qu'il a produit le Christ et l'Eglise apostolique, Jésus désigne comme devant être son vrai fils, son protecteur, guide et gardien de sa vieillesse, le disciple bien-aimé, c'est-à-dire le type du croyant parfait, du chrétien johannique, de l'Eglise hellénochrétienne. Il dit au disciple : « Voilà ta mère. » L'évangéliste ajoute que, depuis ce temps, le disciple prit chez lui la mère de Jésus. Il avait, concluent les commentateurs, une maison à Jérusalem ^, et quelques-uns n'hésiteraient pas sans doute à dire où l'on peut aujourd'hui la retrouver.
Il est douteux que le disciple en question ait jamais eu de maison nulle part. Le Christ ne substitue pas à lui-même son disciple auprès de sa mère, et il ne substitue pas sa mère à celle du disciple ; il fait à sa mère et au disciple une déclaration qui les éclaire sur le rapport qui existe entre eux. Bien qu'il n'y ait rien de commun entre le Christ et sa mère 6, celle-ci néanmoins, ayant proclamé qu'il faut faire tout ce qu'il dit ^, a part à sa sollicitude, et de là vient qu'elle est