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recommandée en qualité de mère aa disciple parfait. Son apparition au commencement et à la fin du ministère du Christ est très significative. La mère du Sauveur n'est pas désignée par son nom, et le Christ l'appelle « femme », parce que son personnage est symbolique et ne doit pas se confondre avec le personnage historique de Marie mère de Jésus. Jean a transposé et interprété la scène des Synoptiques ^ où le Christ, averti que sa mère et ses frères le cherchent, désigne comme sa vraie mère et ses vrais frères ceux qui font la volonté de Dieu Le judaïsme converti doit regarder comme fils légitime de l'ancienne alliance le christianisme hellénique, et celui-ci doit recueillir comme sa mère la tradition de l'Ancien Testament ^ ; mais la mère doit loger chez le fils et non le fils chez la mère. Le christianisme doit des égards au judaïsme, mais il n'a j)as à se faire juif. Prise à la lettre, la recommandation de Jésus était sans objet, et l'on ne doit pas oublier que les Synoptiques ignorent la présence de Marie à Jérusalem pendant la passion. D'après la tradition historique de l'Evangile, la mère de Jésus et ses frères sont encore à Nazareth ^.
XIX. 28. Après cela, Jésus, sachant que tout était déjà accompli, pour que rÉcriture fût accomplie, dit : « J'ai soif. » 29. Il y avait là un vase plein de vinaigre. Ayant donc fixé à une tige d'hysope une éponge remplie de vinaigre, on l'approcha de sa bouche. 30. Et quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « C'est accompli. » Et baissant la tête, il rendit l'esprit.
Après le testament où Jésus décrète en forme symbolique l'unité de son Eglise, dont il a si longuement entretenu ses disciples et son Père dans les discours après la cène, « Jésus sachant que tout » ce qui était annoncé de lui « était déjà accompli », que sa mission providentielle était terminée, « pour que l'Ecriture fût accomplie », qu'une dernière prophétie eût son effet, « dit: J'ai soif \ » On doit