Cf. J. Réville
4. AcT. I, 14, mentionne la mère et les frères du Christ comme présents à Jérusalem après l'ascension. Le fond historique de cette donnée doit être que la famille du Sauveur s'est ralliée à la foi de Jésus ressuscité ; mais ce serait méconnaître le caractère de Tindication que d'en déduire la possibilité de ce que Jean raconte.
5. V. 28. [J-Eià TOUToeîBo); 6 'It^touç OTt^'Br) Tiàvra xeiéAiaza^., i'va leXeifoOr] r; ypacpr) Xéyei* 5t']>(T). Le membre de phrase : iva Tz'Xeio)^ f| yparpr), pourrait se rapportera ce qui
LE CHRIST EN CROIX
supposer que le Christ a véritablement soif ; mais l'évangéliste lui prête avant tout la conscience d'une prophétie à réahser Selon sa signification plus profonde, cette soif est le désir qu'a Jésus de finir sa carrière, pour aller à Dieu et assurer le salut du monde. « Or il y avait là un vase plein de vinaigre. » C'était, disent les commentateurs, la boisson des soldats romains, la posca -, et quelques-uns affirment que cette boisson rafraîchissante était apportée pour les crucifiés qui, d'ordinaire, souffraient horriblement de la soif. Jean n'a probablement pas pensé si loin : il songe au passage du psaume qui doit recevoir son accomplissement dans la circonstance présente; le vase de vinaigre, d'où qu'il vienne, devait être là pour que ce qui était prédit arrivât.
Quelqu'un fixa donc à une tige d'hysope une éponge remplie de vinaigre et la présenta au Sauveur. La tige d'hysope remplace le roseau des Synoptiques ^. Il ne faut pas se presser d'en conclure que la tige d'hysope a pu être qualifiée de roseau parce qu'elle était desséchée ^, ou que la croix n'était pas haute, parce que la tige ou le balai d'hysope ne pouvait pas avoir plus d'un demi-mètre de long 6. L'auteur parle d'hysope en se référant implicitement au rituel pascal, où il est prescrit de marquer les portes des maisons avec un balai d'hysope trempé dans le sang de l'agneau ^. Le vase de vinaigre^ imposé par le texte prophétique, est le calice de la mort. Jésus est la vraie porte, humectée de vinaigre au lieu de sang, à l'heure même où le rite s 'exécute dans les maisons juives, et cette porte qui semble se fermer du côté du temps, va s'ouvrir toute grande
précède (Holtzmann, 217) ; mais il est plus naturel de le rattacher à ce qui suit. En toute hypothèse, le sens est qu'une seule prophétie reste à accomplir, pour que toutes soient réalisées. Jésus l'accomplit en disant : « J'ai soif >>, et en buvant le vinaigre qu'on lui présente.