‹ Le quatrième évangileChapitre 779 sur 857 · B. Weiss, Schanz, Knabenbauer · texte numérisé non relu

B. Weiss, Schanz, Knabenbauer

7. Ex. XII, 22. La conjecture uaao) TrspiOévxeç, v. 29, au lieu de •jiator.ta t:., adoptée par Field, Notes, 107, et Blass, 98, méconnaît la signification typologique de ce trait, en ne considérant que la vraisemblance. Il est incontestable que réponge serait mieux au bout d'une « pique » ou d'un « javelot » qu'au bout d'une tige d'hysope.

A, LoisY. — Le quatrième Évangile. 56

vers réternité. Une allusion implicite au rituel pascal n'a rien de surprenant, puisque l'auteur en fera une autre, très explicite, un peu plus loin. L'emploi de l'hysope dans certaines cérémonies purificatoires ^ est sans rapport avec le symbolisme du récit.

« Et quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « C'est accompli. Et baissant la tête, il rendit l'esprit » Avant d'expirer, le Christ constate que toutes les Ecritures prophétiques ont désormais leur accomplissement, que les volontés du Père ont été remplies, que sa carrière terrestre est achevée. Il n'a donc plus qu'à mourir, et il meurt ; il meurt librement, comme il l'avait dit, il dépose sa vie comme quelqu'un qui a la faculté de la quitter et de la reprendre ^. Un savant commentateur dit que la mort de Jésus a été naturelle et libre en même temps ^ : le fait est que les Synoptiques la présentent comme naturelle, et le quatrième Evangile comme volontaire, purement volontaire. Que cette dernière conception n'ait qu'une valeur idéale et non historique, et que, sans tenir du docétisme, elle puisse le favoriser, il est inutile de le démontrer. Ce n'est pas seulement la souveraine liberté du Christ envers la mort qui se manifeste dans l'inclination de tête qui accompagne le dernier soupir ^. Le geste, sans doute est d'un homme qui s'endort etnon d'unmourant^, maisil doit signifier encore autre chose quele caractère volontaire et transitoire de cette mort. Comme la première Epître de Jean associe dans une même unité symbolique l'esprit, l'eau et le sang non sans égard au récit de la passion, ce récit rapproche à dessein l'émission de l'èsprit et l'écoulement de l'eau et du sang par l'effet du coup de lance. L'eau et le sang figurent les sacrements de l'initiation chrétienne, le baptême et l'eucharistie. L'émission du souffle figure le don de l'Esprit, qui agit dans les sacrements. Et c'est pourquoi Jésus baisse la tête pour rendre l'âme ; il dirige son

1. Lév. XIV, 4. 49, 51-52; Nombr. xix, 6; cf. Ps. li (l), 9; Hébr. ix, 19.

2. V. 30. 0T£ ouv ïXaSav xô oÇo; 6 'iTjaou; eluzy xsiÉXeaTai, xal xXi'va; xrjv xeçpaXrjV

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