‹ Le quatrième évangileChapitre 785 sur 857 · Marc, xv · texte numérisé non relu

Marc, xv

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LE QUATHIÈME ÉVANGILE

liques, pour expliquer ce phénomène. Toutes les explications reviennent plus ou moins à l'idée d'une décomposition du sang \ ce qui ne donne plus ni sang ni eau. Il paraît superflu de discuter ces hypothèses, qui n'auraient de raison d'être que s'il s'agissait d'un fait réel et ordinaire. Or il s'agit visiblement d'un signe au sens johannique du mot, c'est-à-dire d'un miracle symbolique, oii le miracle existe pour le symbole et peut n'avoir pas d'autre réalité que la vérité même de ce symbole. La signification du sang et de l'eau est très facile à établir d'après l'Evangile et la première Epître johannique. Le souffle que Jésus vient de rendre en inclinant la tête vers les siens, le sang et l'eau qui jaillissent au coup de lance figurent la communication de l'Esprit dans les deux mystères chrétiens, le baptême et l'eucharistie. Le sang est mentionné avant l'eau, parce qu'il caractérise et signifie la mort du Christ, en même temps que l'eucharistie, commémoration de cette mort ~. En dehors du récit de la passion, l'ordre historique et logique des mystères chrétiens reparaît, et l'eau vient avant le sang

L'évangéliste a donc voulu signifier la naissance de l'Eglise, à l'instar de la création de la première femme, dans et par les sacrements de l'initiation chrétienne ; il a voulu montrer ouverte, au côté du Christ, la source de la vie éternelle^. On peut s'étonner de voir des commentateurs catholiques ^ négliger ce sens littéral et traditionnel, oublier qu'il a été expressément autorisé par le concile de Vienne '\ pour trouver recommandée ici la dévotion au Sacré- Cœur ^. Il ne suffit pas de dire que le sang signifie la rédemption

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