‹ Le quatrième évangileChapitre 787 sur 857 · Knabenbauer, loc. cil.; Sciianz · texte numérisé non relu

Knabenbauer, loc. cil.; Sciianz

LE COUP DE LANCE

des hommes par le Christ, et Feau leur régénération spirituelle^ : le symbolisme du quatrième Evangile ne connaît pas ces abstractions. Le sang figure directement l'eucharistie, la vie éternelle que le chrétien puise dans le sacrement commémoratif de la mort du Christ ~; et Teau figure directement le baptême, le sacrement de la régénération par l'eau et l'esprit ^. Ce tableau symbolique compense largement l'omission de ce que disent les premiers Evangiles touchant le voile du temple qui se déchire ^.

A raison même de l'importance qu'il attache à la leçon contenue dans ce récit, l'évangéliste l'autorise d'un témoignage qu'il n'a invoqué pour aucun autre fait, bien qu'il en ait raconté quantité d'autres qui sembleraient être plus importants et n'avoir pas moins besoin d'attestation. Ne serait-ce pas que cet épisode du coup de lance résume en quelque façon toute la doctrine de l'Evangile? « Et celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai; et lui sait qu'il dit la vérité, afin que, vous aussi, vous croyiez ^. » Ce témoin, d'après le plus grand nombre des interprètes, est le disciple bien-aimé, le seul qui, selon le quatrième Evangile, ait assisté à la passion; et ce disciple s'identifie à l'évangéliste, qui seul peut avoir conscience de dire la vérité en racontant l'histoire du coup de lance, et manifester l'intention d'aff'ermir par ce récit la foi de ses lecteurs. Certains critiques veulent que le témoin, s'il est le disciple bien-aimé, ne soit pas l'évangéliste ^, ou que du moins l'auteur en disant : « Et celui-là sait qu'il dit la vérité )>, en appelle au témoignage d'une tierce personne, disciple mort maintenant et glorifié ^, ou bien au Christ lui-même^ ^. Hypothèses bien fragiles, vu

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