Cf. supr. p. 903, n
LE CHiUST RESSUSCITÉ
20. l'^t ce disant, il leur montra ses mains et son côté; et les disciples se réjouirent de voir le Seigneur. 21. Et il leur dit de nouveau : « Paix à vous ! de même que mon Père m'a envoyé, ainsi je vous envoie. » 22. Et ce disant, il souffla et leur dit : « Recevez l'Esprit saint. 23. A ceux à qui vous remettrez les péchés, ils seront remis; à ceux à qui vous les retiendrez, ils seront retenus. »
Le soir de ce même jour , et l'auteur a soin d'ajouter que c'était le premier de la semaine, parce qu'il y voit le premier dimanche de l'Eglise, les disciples étaient réunis, comme dans Luc. On observe que les portes étaient fermées, par crainte des Juifs; mais cette circonstance est destinée à faire ressortir le caractère surnaturel de l'apparition qui va suivre. Pendant que les disciples étaient ainsi rassemblés, Jésus paraît au milieu d'eux, leur adressant la salutation ordinaire : « Paix à vous. » Ces paroles remplacent le discours que Jésus, dans le troisième Evangile ^, tient à ses disciples pour les rassurer, mais elles n'en sont pas l'écho ni le résumé, car on ne voit pas que les disciples soient effrayés ; elles se réfèrent plutôt, dans un sens spirituel, à ce qui a été dit plus haut - de la paix que le Christ veut laisser aux siens. Pour prévenir toute hésitation et tout doute, Jésus montre ses mains percées par les clous de la croix, et son côté ouvert par la lance du soldat. On sait que, dans Luc 3, il montre de même ses mains et ses pieds ^. Il ne faut pas demander comment ces marques sensibles subsistent dans un corps qui n'est plus soumis aux lois de la matière, qui apparaît subitement dans une maison, sans passer par la porte ^, et qui disparaît
1. Luc, XXIV, 38-39. Il est douteux que les mots : « Et il leur dit : Paix à vous », dans Luc, xxiv, 36, soient authentiques.