‹ Le quatrième évangileChapitre 842 sur 857 · Matth. XVI · texte numérisé non relu

Matth. XVI

Faurait supprimée, parce qu elle avait été sig-nalée plus haut par l'évang-éliste K L'hypothèse est ingénieuse; mais il y aurait presque double emploi dans la réunion de ces données.

La substitution des brebis aux ag-neaux dans la réponse de Jésus ^ ne paraît pas avoir de sig-nifîcation particulière. On ne peut guère soutenir que les agneaux désignent les simples fidèles, et les brebis les pasteurs qui conduisent les agneaux sous la direction de Pierre Il est très probable qu'un terme différent a été choisi pour la troisième réponse ^, de façon à constituer une gradation : agneaux, petites brebis, brebis ou moutons en général ^\ Ces termes ne sont pas allégoriques de façon à représenter trois catégories de membres dans la société chrétienne ^ ; pris à part ou collectivement, ils désignent l'ensemble du troupeau chrétien ; mais la variété des termes sert à montrer qu'il n'y a pas d'exception, et que tous les fidèles du Christ, quelle que soit leur place dans la communauté, sont confiés à la sollicitude de Simon-Pierre.

Comme si deux protestations d'amour ne suffisaient pas, le Sauveur en demande une troisième. L'apôtre, qui ne voit pas l'intention de Jésus, croit trouver dans ces interrogations répétées une marque de défiance; il en est très peiné, mais, conscient de sa faiblesse passée, il ne s'en plaint pas comme d'une injustice ; il se contente de faire un appel plus pressant à la connaissance que Jésus doit avoir de ses sentiments : « Seigneur, tu connais tout ; tu sais que je t'aime ^. » Le Christ ressuscité doit participer à la science divine ^ ; il ne connaît pas seulement les dispositions de son disciple pour les avoir éprouvées dans le passé, mais parce qu'il doit savoir le secret des cœurs. Et Jésus dit une dernière fois à Simon : « Pais mes brebis. » Ce qui suit n'a aucun rapport avec la mission qui vient d'être donnée à Pierre : on parle de sa mort pour arriver à celle du dis-

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